Le Journal officiel publie ce jeudi un décret du 10 mars 2026. Le texte précise que sur « l’avis conforme du Conseil d’Etat », Mme Bochra A., 31 ans, née en France, est déchue de sa nationalité française. Cette franco-tunisienne devient la sixième femme depuis 2015 frappée par cette mesure administrative. Selon Jean-Charles Brisard, président du Centre d’analyse du terrorisme (CAT), elle avait gagné la Syrie dans les années 2010 pour rejoindre un groupe armé djihadiste. A son retour, elle avait été condamnée par la justice française pour faits de terrorisme.
Les femmes ne représentent depuis 2015 que 6 % des personnes déchues de leur nationalité française, selon les informations de L’Essor de la Gendarmerie. Au total, cette mesure de déchéance a concerné depuis 2016 un total de 95 binationaux, dont six femmes. Le record du nombre de déchéances de nationalité reste l’année 2024 qui en a enregistré 41 (dont quatre femmes).
Déchéance de nationalité après condamnations pour terrorisme
Les binationaux concernés par ces mesures, se voient déchus après une ou des condamnations par la justice française. Pour des motifs multiples: participation à des attentats ou des tentatives d’attentat en France; Combats dans les rangs de l’Etat islamique ou d’Al-Qaïda, en Syrie ou en Irak; Tentatives pour rejoindre ces groupes terroristes, ou pour leur avoir apporté un soutien logistique et/ou financier. Selon les informations de L’Essor, 28 % des déchus sont depuis 2015 des franco-marocains. La déchéance de la nationalité française ne peut toucher que des binationaux car la loi française ne peut rendre apatride un Français.
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