Dès l’arrivée des invités, les militaires de la Communauté de brigades (COB) étaient placés en ordre serré autour du drapeau tricolore. Sous le commandement du capitaine Jean-Philippe Molina et en présence du général Didier Rahmani, les troupes ont été passées en revue avant le moment tant attendu : la découpe du ruban bleu-blanc-rouge par la sous-préfète Barbara Ballavoisne, officialisant l’ouverture du site.
Le cortège officiel réunissait de nombreuses figures majeures du territoire : Marc Péré (maire de L’Union et conseiller départemental), Dominique Coquart (président du Groupe des Chalets), Jean-Michel Fabre (vice-président du conseil départemental), Émilion Esnault (adjoint au maire de Toulouse et conseiller métropolitain) ainsi que les maires des 17 communes rattachées à la brigade.
Une ancienne brigade asphyxiée
Si ce projet a demandé seize années de réflexion, c’est qu’il répondait à une urgence opérationnelle devenue critique au fil du temps. Les anciens locaux avaient été construits en 1967 sur un terrain de seulement 2 500 m2.
Depuis sa construction initiale, la périphérie toulousaine a connu une hausse démographique significante. Avec 17 communes sous sa responsabilité (parmi lesquelles Saint-Jean, Rouffiac-Tolosan ou Castelmaurou), la COB de L’Union a beaucoup à faire. 28 militaires ont déjà emmenagé dans les logements de la brigade, pour un total de 40 gendarmes sur les 190 km2 de territoire à couvrir (avec la brigade fille de Montastruc-la-Conseillère).
Bailleurs sociaux
Afin de ne pas pénaliser les finances municipales, la commune a cédé un terrain de 8 000 m2 au promoteur social Le Groupe des Chalets.
Pourquoi un bailleur social ? Les gendarmes bénéficient d’un logement de fonction par Nécessité Absolue de Service (NAS) afin de pouvoir être d’astreinte et projetés rapidement sur le terrain. Le Groupe des Chalets a donc pris en charge la construction complète du site, conçu par l’architecte Jean-François Martinie. Le projet se sépare en trois pôles distincts : un pôle purement administratif dédié à la brigade (les bureaux et locaux techniques) et deux pôles dévolus aux logements des familles de militaires. En contrepartie, l’État verse un loyer au bailleur.
Ce nouvel outil de travail, grand de plus de trois fois la surface précédente, va enfin permettre aux gendarmes de travailler et vivre dans de bonnes conditions. Après les discours officiels et une visite guidée des locaux neufs, la délégation a laissé les militaires reprendre le cours de leurs nombreuses activités quotidiennes, au sein d’une structure digne du 21ème siècle.
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