Peine réduite en appel pour le meurtrier de la gendarme Mélanie Lemée

Photo : Façade du la cour d'appel de Lyon. (Photo d'illustration: J.Reskp/Unsplash)

10 juin 2026 | Société

Temps de lecture : 2 minutes

Peine réduite en appel pour le meurtrier de la gendarme Mélanie Lemée

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Condamné à 30 ans en première instance pour avoir tué une gendarme en forçant un barrage routier en 2020, Yassine El Azizi voit sa peine ramenée à 26 ans par la cour d'assises d'appel du Gers. Un verdict qui reste satisfaisant pour la famille de Mélanie Lemée, dont le nom est désormais gravé sur une caserne de gendarmerie.

La cour d’assises d’appel du Gers a condamné mardi 9 juin 2026 au soir Yassine El Azizi à 26 ans de réclusion criminelle pour la mort de la gendarme Mélanie Lemée, tuée en 2020 sur un barrage routier dans le Lot-et-Garonne. La peine est inférieure aux 30 ans prononcés en première instance par la cour d’assises du Lot-et-Garonne.

Le soir des faits, le trafiquant de drogue, alors âgé de 25 ans, roulait sans permis, sous l’emprise de stupéfiants, à plus de 150 km/h sur une route départementale et avec 160 grammes de cocaïne en sa possession. Une course-poursuite d’une vingtaine de kilomètres avec les forces de l’ordre s’était engagée dans le Lot-et-Garonne, avant que le fugitif ne soit finalement interpellé.

Pour échapper aux gendarmes, El Azizi avait contourné des herses déployées sur la chaussée. Effectuant un écart brutal, il avait percuté violemment la jeune gendarme de 25 ans. Mélanie Lemée n’avait pas survécu à ses blessures. Tout au long des deux procès, le prévenu a nié avoir foncé délibérément sur la victime.

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Une gendarme devenue symbole

« En tant que partie civile, le plus important pour nous, c’était que les faits criminels soient reconnus« , a déclaré à l’AFP Philippe Bellandi, avocat des parents de la gendarme. L’avocat de la défense n’était pas joignable mercredi matin.

Mélanie Lemée n’était pas une recrue tout à fait ordinaire. Ancienne championne de France militaire de judo, elle venait de réussir l’examen d’officier de police judiciaire peu avant sa mort.

Sa disparition avait provoqué une vive émotion: 2.000 personnes avaient défilé à Aiguillon, petite ville du Lot-et-Garonne où elle était en poste. Depuis mai 2026, la caserne qui abrite l’École de gendarmerie de Tulle, où elle avait été élève, porte officiellement le nom de « Caserne Majore Mélanie Lemée ».

Un hommage institutionnel qui témoigne de la place qu’elle occupe désormais dans la mémoire de la Gendarmerie nationale.

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