Quatre ans de prison, dont deux avec sursis, pour le braqueur qui voulait « qu’un gendarme le tue »

Photo : Un écusson de négociateur de la gendarmerie

20 juillet 2026 | Société

Temps de lecture : 2 minutes

Quatre ans de prison, dont deux avec sursis, pour le braqueur qui voulait « qu’un gendarme le tue »

par | Société

Retranché plus de trois heures dans une station-service de Peyrehorade avec un pistolet factice, un homme de 37 ans a été condamné par le tribunal de Dax, après un face-à-face sous haute tension au cours duquel les militaires ont renoncé à ouvrir le feu.

Le tribunal de Dax a rendu son jugement à l’encontre d’un braqueur à Peyrehorade, dans les Landes. Lors de l’intervention des gendarmes, le sang-froid des militaires a permis d’éviter le pire. 

Comme le rapporte le quotidien local Sud Ouest, qui a assisté à l’audience, l’homme âgé de 37 ans les avait tenu en haleine pendant plusieurs heures samedi 11 juillet 2026. Le tribunal l’a condamné à quatre ans de prison, dont deux assortis d’un sursis.

Ce jour-là, vers 16h20, cet homme alcoolisé (2,30 grammes d’alcool par litre de sang) était entré dans une station-service Total et avait posé une arme de poing sur le comptoir. Il s’agira en réalité d’un pistolet airsoft factice. Mais l’individu détient également deux couteaux, dont un à lame de 22 centimètres, ainsi qu’un gilet tactique de poitrine. À sa demande, l’employé fait sortir les clients et s’enferme avec lui dans le magasin. Mais lorsque l’otage s’apprête à lui remettre l’argent de la caisse, l’assaillant refuse et réclame « de l’aide ».

L’arrivée d’autres clients permet à l’employé de s’enfuir et d’alerter les gendarmes. La brigade de Dax s’engage alors dans un face-à-face de plus de trois heures, jusqu’à 20h10.

À plusieurs reprises, le forcené, tout en saccageant la boutique, va pointer son pistolet factice sur les militaires et les menace de mort. Aidés d’une négociatrice, les gendarmes du Psig finissent par l’interpeller, avant son placement en détention provisoire.

« Il était désespéré, il voulait qu’un gendarme le tue »

« En dix ans de carrière, je n’avais été jamais pointé par une arme comme ça. On y pense en rentrant chez soi. Il était désespéré. Il voulait qu’un gendarme le tue. J’ai hésité plusieurs fois à tirer. L’environnement, la station-service, nous a poussés à ne pas le faire », déclare à la barre le gendarme cité par Sud-Ouest. « S’il avait eu les moyens de nous faire du mal, il n’aurait pas hésité. Pour qu’on le tue. »

Le mis en cause compte quatre inscriptions à son casier judiciaire, dont une condamnation pour vol. Il était surtout en période de sursis probatoire pour avoir adressé, en janvier 2026, un message aux forces de sécurité sur Facebook. « Bonsoir, j’ai prévu une prise d’otage à la Société générale cette semaine. J’ai une bouteille de gaz. Soit je fais tout exploser, soit vous m’écoutez. »

Lire aussi: Un homme condamné par le tribunal correctionnel de Nantes après son « suicide by cop » raté

La question du mois

Violences sexistes et sexuelles : les gendarmes sont-ils suffisamment formés à l’écoute et à la prise en charge des victimes?

La Lettre Conflits

La newsletter de L’Essor de la Gendarmerie

Voir aussi