Une vidéo tournée par une caméra-piéton et révélée par le Midi libre a mis en lumière des propos discriminatoires tenus par un brigadier-chef de la police municipale de Carcassonne, lors d’une patrouille. L’enregistrement, capté à l’insu de son auteur, circulait depuis plusieurs mois parmi des collègues avant sa publication.
Face à l’émotion suscitée par l’affaire, la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) a saisi l’IGGN, sur instruction du ministre de l’Intérieur. Le service de communication de la Gendarmerie a précisé à L’Essor le cadre exact de cette intervention.
L’IGGN n’examinera pas les faits reprochés au policier municipal. Sa mission consiste à contrôler l’enquête judiciaire menée par les gendarmes de Trèbes, saisis le 31 décembre 2025 d’une plainte du brigadier-chef pour atteinte à sa vie privée. L’inspection vérifie les délais, la réalisation des actes de procédure et la conduite générale de l’enquête. Une démarche de contrôle interne, classique, effectuée régulièrement lorsqu’une procédure suscite des interrogations.
C’est l’Inspection générale de l’administration (IGA) qui est saisie des faits imputés au policier municipal lui-même.
Une enquête judiciaire toujours ouverte
Selon la procureure de la République de Carcassonne, Géraldine Labialle, l’enquête initiale pour atteinte à l’intimité de la vie privée s’est complexifiée. L’exploitation de la bande-son a révélé des éléments susceptibles de constituer une diffamation à raison de l’origine, de l’appartenance ethnique, du sexe ou de l’orientation sexuelle. Des auditions restent à mener.
Le ministère de l’Intérieur souhaite, selon les informations de France Télévisions, faire toute la lumière sur cette chronologie et sur le temps qu’il a fallu aux enquêteurs pour analyser l’enregistrement.











