Les cortèges ont battu le pavé à Paris, Marseille, Lyon, Toulouse ou Grenoble. Dans la capitale, 21 000 personnes ont marché de République à Nation, selon la préfecture de police. Marseille en a compté 4 500, Lyon le même nombre, Toulouse 3 700 et Grenoble 2 100, selon les autorités.
L’appel émane de plus de 150 organisations, dont Stop aux violences d’État, Amnesty International, la Ligue des droits de l’Homme et le Syndicat de la magistrature. Le PS, Les Écologistes et LFI l’ont signé. Jean-Luc Mélenchon, Éric Coquerel et Mathilde Panot ont rejoint le défilé parisien. La présidente du groupe LFI à l’Assemblée a réclamé que le texte ne soit pas inscrit à l’ordre du jour du Sénat.
Soupçon systématique contre « permis de tuer »
Voté par les députés le 7 juillet, le texte prévoit que, « lorsqu’ils font usage de leurs armes », policiers et gendarmes sont présumés avoir agi dans le cadre de la loi. Cette présomption peut être renversée par tout élément de preuve contraire. Ses défenseurs y voient un moyen d’éviter que les agents soient systématiquement soupçonnés ou placés en garde à vue. Ses détracteurs dénoncent un « permis de tuer » et redoutent des enquêtes entravées.
En fin de manifestation à Paris, quelques incidents ont éclaté : brefs tirs de gaz lacrymogènes, vitrine brisée, un blessé à la tête. Deux journalistes de BFMTV ont été agressées et menacées verbalement. La veille à Rennes, huit personnes ont été interpellées et trois policiers blessés par des jets de projectiles, selon la préfecture. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait demandé aux préfets une « particulière vigilance ».











