<i class='fa fa-lock' aria-hidden='true'></i> Affaire Émile Louis : les fouilles du bois de Rouvray reprennent le 18 mai

Photo : Emile Louis, ici lors de son procès en mars 2004, aurait dissimulé les restes de ses victimes dans un bois de l'Yonne. Les recherches se poursuivent. (Photo: WikimediaCommons - assemblage: L'Essor)

5 mai 2026 | Opérationnel, Société

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Affaire Émile Louis : les fouilles du bois de Rouvray reprennent le 18 mai

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Interrompues en mai 2025 après la mort accidentelle d'un gendarme heurté par un engin de chantier, les fouilles du bois de Rouvray, dans l'Yonne, reprennent le 18 mai pour deux semaines. L'objectif ?  Retrouver les restes des victimes du tueur en série Émile Louis, surnommé le « boucher de l'Yonne ». Cinq corps sur sept n'ont jamais été localisés.

C’est à la demande des familles des victimes que cette nouvelle campagne de fouilles a été lancée. Marie-Denise Pichonnier, procureure du parquet d’Auxerre, a confirmé l’information. Elle a fixé le démarrage des opérations au 18 mai prochain sur la commune de Rouvray (Yonne). Les recherches devraient durer deux semaines.

Le bois de Rouvray, c’est le secteur où Émile Louis affirme avoir enterré ses victimes. Des jeunes femmes handicapées, pupilles de l’assistance publique, qu’il transportait de leur famille d’accueil à leur institut médico-pédagogique. Condamné en 2004 à la réclusion criminelle à perpétuité pour les viols et assassinats de sept d’entre elles –disparues dans l’Yonne entre 1975 et 1979–, cet ancien chauffeur de car est décédé en 2013, à l’âge de 79 ans.

Chaussure à talon, vélo et pièces de textile

À ce jour, seules deux des sept victimes identifiées ont été retrouvées dans ce «cimetière», ainsi qu’un crâne attribué à une huitième victime potentielle, découvert fin 2018. Les fouilles, menées à l’automne 2024, avaient livré une semelle de chaussure à talon, deux pièces de textile et un vêtement.

Des éléments jugés suffisamment prometteurs par les parties civiles pour justifier une nouvelle campagne, malgré son coût élevé. Celles engagées en mai 2025 avaient quant à elles permis de retrouver deux chaussures et un vélo, avant d’être brutalement suspendues. Un gendarme avait été mortellement heurté par un engin de chantier.

« Je ne doute pas que l’on va découvrir de nouvelles choses », a déclaré Me Didier Seban, avocat de l’Association de défense des handicapées de l’Yonne.

Lire aussi : 448 gendarmes fouillent le « cimetière » d’Emile Louis.

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