mercredi 30 septembre 2020
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Paris, le 18 octobre 2017, discours aux forces de sécurité intérieure d'Emmanuel Macron à l'Elysée (M. GUYOT/ESSOR)
Paris, le 18 octobre 2017, discours aux forces de sécurité intérieure d'Emmanuel Macron à l'Elysée (M. GUYOT/ESSOR)

Macron veut “durcir la réponse” aux menaces visant policiers et gendarmes

Emmanuel Macron a affirmé qu’il souhaitait “durcir” la réponse aux menaces “lâches et intolérables” visant les policiers et les gendarmes, dans son discours mercredi aux forces de sécurité intérieure.

Les violences dont les forces de l’ordre font l’objet sont inacceptables et doivent être sanctionnées sans relâche“, a affirmé le président, relevant que “dix gendarmes et policiers ont trouvé la mort en accomplissant leur mission depuis le début de l’année“.

Aux menaces et mises en cause physiques, sont venues récemment s’ajouter des mises en cause indirectes” de leurs proches, a déploré le président de la République. “Des progrès ont été faits avec la reconnaissance par la loi d’un droit à l’anonymat pour les membres des forces de l’ordre“, a-t-il affirmé. “Je souhaite que nous puissions aller plus loin pour durcir nos outils de réponse face à ces comportements lâches et intolérables“.

Le président a demandé aussi au ministre de l’Intérieur que “des mesures concrètes puissent être proposées” dans le cadre des concertations. Emmanuel Macron a souligné “la multiplication des refus d’obtempérer” qui “appellent une réponse ferme et exemplaire sans laquelle tout effort en vue d’un rapprochement avec la population serait vain“.

Il a également appelé à la “vigilance” sur “les menaces dont les forces de l’ordre font l’objet de la part d’une mouvance organisée, structurée et engagée dans une +démarche insurrectionnelle+“.

Depuis quelques années, la supposée +répression d’État+, est en effet exploitée pour légitimer des actions violentes et concertées à l’encontre des forces de l’ordre“, a-t-il poursuivi, citant les incendies des casernes de gendarmerie à Limoges et à Grenoble.

L’utilisation d’une telle violence n’a rien à voir avec la politique. Elle a tout à voir avec le crime. Ses auteurs seront systématiquement recherchés, identifiés et mis à disposition de la justice, afin qu’ils soient poursuivis et condamnés“, a promis le président.

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