Pyrénées-Orientales : les gendarmes à pied d’oeuvre pour sécuriser l’incendie

Photo : Dans tous les secteurs où les feux font rage, les gendarmes assurent la sécurité des axes de circulation pour fluidifier le passage des services de secours, en même temps qu'ils veillent sur les propriétés pour éviter les cambriolages opportuns... (Photo: Gendarmerie)

8 juillet 2026 | Opérationnel

Temps de lecture : 2 minutes

Pyrénées-Orientales : les gendarmes à pied d’oeuvre pour sécuriser l’incendie

par | Opérationnel

Depuis le 4 juillet 2026, un feu de forêt touche les massifs du Conflent et des Aspres. Aux côtés des sapeurs-pompiers, les militaires du Groupement de gendarmerie départementale (GGD) des Pyrénées-Orientales se relaient jour et nuit. Leur mission : participer aux évacuations, sécuriser les zones sinistrées et faire respecter les mesures d'ordre public mises en place, notamment en raison du passage du Tour de France.

Le sinistre s’est déclaré le samedi 4 juillet en début de soirée, dans le secteur de Trévillach. Dans un contexte de sécheresse et de vents favorables à la propagation des flammes, l’incendie a rapidement gagné du terrain, parcourant plus de 4 900 hectares selon les derniers bilans.

Les services de l’État ont concentré leurs efforts sur la protection des populations. Près de 750 sapeurs-pompiers et 200 véhicules ont été engagés. À leurs côtés, 45 gendarmes du Groupement de gendarmerie départementale des Pyrénées-Orientales ont été mobilisés, certains militaires renonçant à leurs jours de repos pour renforcer le dispositif. Les opérations d’évacuation ont concerné plus de 10 000 personnes dans plusieurs communes du département.

Sécurisation du terrain

Sur le terrain, les gendarmes assurent plusieurs missions. Les patrouilles parcourent les secteurs évacués afin de vérifier qu’aucune personne ne demeure exposée au danger. Une fois les habitants mis en sécurité, les militaires sécurisent les lieux pour prévenir les risques de cambriolage ou de pillage des habitations désertées.

A cela s’ajoute la gestion des flux routiers. Les militaires ferment les axes menacés par l’incendie afin de sécuriser le périmètre, de faciliter la progression des véhicules de secours et d’éviter que des automobilistes ne se retrouvent piégés par une reprise de feu.

Tour de France impacté

La situation a également eu des conséquences sur la troisième étape du Tour de France, se déroulant ce lundi 6 juillet qui traversait une partie des Pyrénées-Orientales avant de rejoindre Les Angles. Compte tenu de l’incendie toujours en cours, les autorités avaient décidé de restreindre l’accès au parcours.

Un arrêté préfectoral, signé par la directrice de cabinet du préfet, Stella Chene, a interdit l’accès du public ainsi que le passage de la caravane publicitaire sur la portion française de l’étape. Les gendarmes ont été chargés de faire respecter ces restrictions sur les principaux axes concernés, notamment la RN20 et plusieurs routes départementales.

Quelques spectateurs avaient tout de même réussi à rejoindre certains secteurs de l’étape en dépit des restrictions. Parmi eux, plusieurs habitants des villages voisins, connaissant bien le terrain, étaient présents pour assister au passage des coureurs.

Les militaires du Groupement des Pyrénées-Orientales restent engagés à ce jour, l’incendie étant toujours en cours dans le secteur de Trévillach.

Lire aussi : Des gendarmes en première ligne contre les incendies et feux de végétation

La question du mois

Violences sexistes et sexuelles : les gendarmes sont-ils suffisamment formés à l’écoute et à la prise en charge des victimes?

La Lettre Conflits

La newsletter de L’Essor de la Gendarmerie

Voir aussi