Mort de Lyhanna : le patron de la Gendarmerie reconnaît « un échec »

Photo : Le général d'armée Hubert Bonneau, directeur général de la Gendarmerie nationale, invité du 20h de TF1 le 9 juin 2026, à la suite de l'affaire Lyhanna. (Capture d'écran - TF1)

9 juin 2026 | Société

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Mort de Lyhanna : le patron de la Gendarmerie reconnaît « un échec »

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Le général Bonneau reconnaît un "échec" de la Gendarmerie dans l'affaire Lyhanna. Le suspect, Jérôme B., visé par une plainte pour viols sur mineure, n'avait pas été entendu avant l'enlèvement de la collégienne.

Le général Hubert Bonneau, le directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN), assume publiquement les défaillances de son institution dans l’affaire qui a coûté, indirectement, la vie à Lyhanna, une collégienne de 11 ans dans le Gers.

Le général Bonneau ne s’est pas dérobé. Invité du JT de 20h de TF1, ce mardi 9 juin 2026, le DGGN a qualifié la mort de Lyhanna d’« échec pour la Gendarmerie ». « On ne rentre pas dans la Gendarmerie nationale par hasard. On y vient par conviction, par volonté de protéger les plus faibles », a-t-il déclaré. Répondant à une question de son interlocuteur, le patron des gendarmes a par ailleurs ajouté qu’il n’avait pas « songé à démissionner ».

Lyhanna, 11 ans, a disparu le 29 mai 2026 dans le Gers. Son corps a été retrouvé six jours plus tard, dans un silo agricole désaffecté. Le principal suspect, Jérôme B., était pourtant connu des services. En août 2025, la mère d’une autre enfant avait déposé plainte contre lui des pour viols répétés sur sa fille mineure. Un examen médico-légal corroboraient les déclarations de cette enfant âgée de 10 ans au moment des faits. La procédure avait été transmise au parquet d’Auch, qui avait saisi la Gendarmerie de Lectoure en janvier 2026. Quatre mois plus tard, Jérôme B. n’avait toujours pas été placé en garde à vue.

« Quatre mois, c’est trop long »

Le général Bonneau l’a reconnu sans détour. « Quand vous avez un auteur désigné, quand vous avez une victime avérée, quatre mois c’est trop long. » Il a toutefois mis en contexte la charge qui pèse sur les unités. « Au sein de la Gendarmerie nationale, nous recevons toutes les heures quatre plaintes pour des violences sexuelles et sexistes et des viols sur mineurs. » Avant d’ajouter: « Ça n’excuse rien ».

Un autre élément pèse aussi lourdement sur le dossier. La mère de la première victime présumée affirme avoir été menacée d’une plainte en retour si elle continuait à appeler la Gendarmerie pour s’enquérir des avancées de l’enquête. Le général Bonneau a confirmé que des échanges avaient effectivement eu lieu avec les gendarmes. Il a aussi promis de « faire la lumière sur ce sujet ».

Les Inspections générales de la Gendarmerie (IGGN) et de la Justice (IGJ) ont été saisies. Leur mission? Déterminer s’il y a eu des dysfonctionnements dans le traitement du dossier. Les conclusions sont attendues dans les prochaines semaines.

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