Un non-lieu a été prononcé dans la mort d’un homme, Rony Cély, tué en Guadeloupe par un gendarme en janvier 2024. Le juge a retenu le motif de légitime défense du militaire durant l’intervention. La mort de Rony Cély avaient provoqué des tensions dans les quartiers.
La décision du tribunal de Pointe-à-Pitre est tombée ce 18 mars 2026. Les militaires avaient été appelés le 9 janvier 2024 pour intervenir face à un homme de 39 ans en crise de schizophrénie à Goyave, sur l’île de Basse-Terre (Guadeloupe). Armé d’un long couteau, il avait alors blessé superficiellement deux personnes. Sur place, les gendarmes le somment de déposer son arme et de se mettre au sol. Rony Cély fait volte-face et se dirige vers les militaires, son arme à la main. Un des gendarmes ouvre le feu et tire huit cartouches. L’homme décède peu après, malgré les tentatives de réanimation.
Légitime défense
La justice a donc établit que le gendarme avait agi en légitime défense. Respectant le cadre légal, le militaire aurait bien fait usage de son arme de manière proportionnée et simultanée à l’attaque.
Dans cette situation, ce sont en effet les articles 122-5 du Code Pénal et 435-1 du Code de la sécurité intérieure qui régissent son acte.
Après le drame, déjà, des tensions avaient émergé au sein des quartiers de Goyave. La famille, en possession de la vidéo provenant de la caméra piéton du gendarme dénonce l’agressivité dans les propos du gendarme ainsi que la rapidité avec laquelle il aurait ouvert le feu. La famille s’était portée partie civile en 2024 peu après les évènements.
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