Cervidé titubant en Saône-et-Loire : les gendarmes mettent en garde contre « l’apéro forestier » de « Bambi »

Photo : Les gendarmes de Saône-et-Loire ont diffusé la vidéo d'un cervidé au comportement erratique (Capture d'cran Facebook)

15 mai 2026 | Opérationnel

Temps de lecture : 2 minutes

Cervidé titubant en Saône-et-Loire : les gendarmes mettent en garde contre « l’apéro forestier » de « Bambi »

par | Opérationnel

Face à un cervidé désorienté filmé en pleine crise d'équilibre, la gendarmerie attribue ces troubles à la consommation de végétaux fermentés et appelle à la vigilance sur les routes .

« Si Bambi force sur l’apéro forestier, ce n’est peut être pas le moment de rouler comme si la route était complètement à vous… Non ? »

La gendarmerie de Saône-et-Loire a diffusé le 5 mai sur sa page Facebook un message de prévention au ton volontairement décalé, invitant les automobilistes à la plus grande vigilance face à des animaux sauvages dont le comportement peut être imprévisible au printemps. Le post est accompagné d’une vidéo montrant un cervidé tournant sur lui-même dans un champ jusqu’à s’effondrer.

Consommation de végétaux fermentés

L’animal est visiblement désorienté. Les gendarmes de Saône-et-Loire attribuent ces agissements inhabituels à la consommation de végétaux fermentés. « Heeee non M’sieurs M’dames… tous les usagers de la route ne sont pas sobres. La preuve en image », écrivent-ils. « Au printemps, certains animaux sauvages consomment bourgeons, fruits fermentés ou végétaux en décomposition… et peuvent avoir un comportement totalement imprévisible. » Ils détaillent ensuite  les risques concrets pour les usagers de la route:  « traversée soudaine, trajectoire incohérente, immobilisation sur la chaussée, fuite désordonnée ».

« Un choc peut arriver très vite, surtout de nuit ou sur route secondaire », ajoutent-ils avant de rappeler quelques consignes simples. « Donc, on ralentit, on anticipe, on évite les coups de volant, et on redouble de vigilance en zone boisée »,

Nuancer le diagnostic

Mais les amis des animaux n’ont visiblement pas apprécié la légéreté avec laquelle les gendarmes ont abordé la situation et l’ont fait savoir en commentaires. 

Les militairses ont donc effectué une mise à jour du post, reconnaissant les limites de leur diagnostic. « Vous êtes nombreux à l’avoir relevé : sur une vidéo, impossible d’établir un diagnostic vétérinaire définitif », concèdent-ils.

Tout en maintenant leur hypothèse principale, ils ouvrent la porte à d’autres explications possibles: « d’autres causes, minoritaires, ne peuvent évidemment/effectivement pas être exclues : blessure, maladie, traumatisme ou trouble neurologique ».

Le message de prévention, lui, reste inchangé. « Face à un animal sauvage au comportement inhabituel, on garde ses distances, on évite toute approche, et sur la route, on redouble de vigilance », conclut la gendarmerie.

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