Le parquet de Nanterre a confié cette semaine l’affaire Khadija Bengrine aux enquêteurs de la Gendarmerie. 22 ans après la disparition de la jeune femme dans le Finistère.
C’est la Division des affaires non élucidées (DiANE) de la Gendarmerie qui s’est vue confiée le 11 mai cette enquête par le parquet de Nanterre. Les enquêteurs sont « en charge de ces fouilles » selon l’AFP.
Ancien légionnaire en garde à vue
En 2004, Khadija Bengrine, une jeune femme de 21 ans au moment des faits, est portée disparue. Elle résidait à Quimperlé dans le Finistère et partageait alors le logement avec son compagnon Philippe Chalony, ancien légionnaire. Celui-ci purge actuellement une peine de douze ans de réclusion criminelle pour « agressions sexuelles et viol incestueux » prononcée par la cour d’assises du Finistère en 2022.
En 2013, l’enquête ouverte par le parquet de Quimper portant sur la disparition est classée sans suite. Mais en 2022, le parquet du pôle des crimes sériels ou non élucidés (PCSNE) de Nanterre reprend le dossier et ouvre une enquête préliminaire. Celle-ci mène au placement en garde à vue et à la mise en examen du compagnon de la disparue en juin 2023 pour « enlèvement et séquestration suivie de mort ». Durant son procès il avait assuré, selon le parquet de Quimper à l’AFP, que « la jeune femme avait disparu sans donner de nouvelles ».
173 cold cases
Selon le ministère de la justice, le nombre de crimes sériels non-élucidés s’élevait à 173 en 2022.
Ce chiffre ne concerne que les crimes en séries puisque en tout, c’est 4 000 cold cases depuis les années 70 qui resteraient non-élucidés.
Avec l’AFP









