Les signalements pour outrages sexistes et sexuels avaient baissé pour la première fois en 2024. Ils sont en hausse en 2025.
Selon des chiffres du ministère de l’Intérieur publiés ce 16 avril 2026, les services de police et gendarmerie ont enregistrés 17 % d’outrages supplémentaires cette année. Cela représente 3 900 infractions : remarques gênantes, gestes obscènes, insultes, sifflements, etc.
Commises à 97 % par des hommes
En parallèle, le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) a mené une étude sur le sujet. Celle-ci révéle une moyenne de 6,4 infractions de ce type pour 100 000 habitants. Ce chiffre montre même à 8,5 pour la région parisienne. Il convient de noter que 26 % de ces infractions sont liées à des circonstances aggravantes.
Les transports en commun par exemple, dans lesquels 14 % des infractions enregistrées par la Police nationale ont été commises. Toujours dans le même registre (Police nationale), dans neuf cas sur 10, ce sont des femmes qui en sont victimes et c’est donc presque toujours des hommes qui les commettent avec 97 %.
L’outrage sexiste ou sexuel aggravé est un délit punit de 3 750 euros d’amende et peut être suivi d’un stage de citoyenneté ou de travaux d’intérêts généraux depuis le 1er avril 2023.
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