jeudi 1 octobre 2020
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Un gendarme mobile et un policier, le 18 mai 2016 à Paris, face aux opposants à la manifestation « contre la haine anti-flic » organisée par des syndicats policiers. Photo d'illustration (M.GL'Essor).
Illustration (MG/L'Essor).

Police de sécurité du quotidien : l’Intérieur demande leur avis aux policiers et aux gendarmes

Un questionnaire visant à recueillir l’avis des 250.000 policiers et gendarmes a été envoyé dans le cadre de la concertation sur la police de sécurité du quotidien (PSQ), voulue par le président Emmanuel Macron, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.

Les réponses au questionnaire mis en ligne mercredi sur l’intranet de la police et de la gendarmerie, “sont strictement anonymes“, dit le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb en introduction. Les forces de l’ordre ont jusqu’au 30 novembre pour “faire part de (leurs) propres constats et proposer (leurs) propres solutions“, précise le ministre.

La consultation porte sur six thèmes: la présence sur la voie publique, l’efficacité de l’action face aux infractions du quotidien, la confiance mutuelle entre la population et les forces de sécurité, la mobilisation des partenaires locaux, l’accès du public au service de la sécurité et l’adaptation à l’environnement local.

Les forces de l’ordre doivent répondre à des questions à choix multiples. Elles disposent également de la possibilité de donner leur avis librement.

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a lancé le 28 octobre une “grande concertation sur la police de sécurité du quotidien (PSQ) présentée comme une “police sur-mesure“. C’est l’un des grands chantiers sécuritaires d’Emmanuel Macron, dont les premières expérimentations sont annoncées en janvier 2018.

La consultation avec l’ensemble des acteurs (élus locaux, syndicats…) s’achèvera le 20 décembre. Son bilan sera livré “dans les cinq jours” suivants.

La PSQ doit être expérimentée dans une quinzaine de sites début 2018. Une trentaine de villes se sont portées candidates notamment Lille, Lens, Roubaix, Toulouse ou encore Aulnay-sous-Bois marquée par “l’affaire Théo“, celle du viol présumé à la matraque d’un jeune homme lors de son interpellation.

Promesse de campagne du candidat Emmanuel Macron, le projet est né dans le contexte brûlant de cette affaire et du mouvement de mécontentement des policiers qui étaient descendus dans la rue après l’attaque au cocktail Molotov à Viry-Châtillon (Essonne) en octobre 2016.

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Un commentaire

  1. BENEY

    non, car ils sont déjà débordés, et sont comme tout le monde, ils doivent avoir des congés pour rester avec leur famille

    Si la justice faisait son travail, et ne relâchait pas les voyous de suite, les gendarmes n’auraient pas autant de travail, pour être si mal payés, moi je crois que je démissionnerai

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