GIGN, AGIGN, PSPG, Psig et gendarmes de brigades étaient présents ce jeudi 21 mai 2026 dans un village des Ardennes pour arrêter un forcené armé en fuite.
Il est 17h dans cette petite commune quand les premiers gendarmes départementaux sont dépêchés à Warcq. Un individu qui a menacé l’une de ses amies avec une arme est en fuite dans le centre-ville. Rapidement, les abords du petit village sont bouclés.
Un groupe périscolaire à proximité est évacué et cinq enfants sont mis en sécurité. La Gendarmerie y installe son centre de commandement.
Quatre heures pour une interpellation
Toujours en fuite, l’homme d’une quarantaine d’années se retranche dans une habitation vide près de l’église du village. Le GIGN intervient et interpelle l’individu. Le dispositif a été levé vers 21 heures et une enquête a été ouverte pour apologie publique d’acte de terrorisme et menaces de mort aggravées. C’est la Brigade de recherches (BR) de Sedan qui est en charge des investigations.
Magali Josse, procureure de la République a précisé « qu‘à aucun moment l’homme interpellé n’a exhibé d’arme sur la voie publique ». De plus, selon le maire de Warcq, Jean-Luc Flahaut, l’homme est un habitant de la commune.
Dispositif de grande envergure
La procureure de la République mentionne une « mobilisation collective ». Un nombre important d’unités de gendarmerie a pris part à cette opération. 80 gendarmes ont été mobilisés. D’abord ceux de la Brigade territoriale autonome (BTA) de Nouzonville. Mais aussi l’Escadron départemental de contrôle des flux (EDCF) des Ardennes, ainsi que le Peloton de surveillance et d’intervention (Psig) de Sedan. Primo-intervenants, ils ont joué leur rôle de « niveau élémentaire » d’intervention.
Le Peloton spécialisé de protection de la Gendarmerie (PSPG) de Chooz a également été mobilisé. Ces militaires sont habituellement affectés à la protection des sites nucléaires. Mais, faisant partie d’une unité d’intervention de « niveau intermédiaire », ils sont régulièrement appelés sur des opérations comme les interpellations domiciliaires. Les pelotons d’intervention de la Gendarmerie mobile et de la Garde Républicaine partagent d’ailleurs ce niveau opérationnel intermédiaire.
Enfin, l’antenne GIGN (AGIGN) de Reims ainsi que le GIGN « central » étaient aussi sur place, permettant l’interpellation de l’individu. Ces unités, du niveau « intervention spécialisée », sont en haut du spectre de la chaine d’intervention de la Gendarmerie.
Le commissariat de Charleville-Mézières, la police municipale ainsi que les pompiers des Ardennes ont également « permis la réussite de cette opération », termine la procureure.
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