À l’issue des gardes à vue, trois des mis en cause ont été déférés devant le parquet de Dunkerque, mis en examen pour vol avec violence en bande organisée, séquestration et association de malfaiteurs, puis placés en détention provisoire.
Ces arrestations, survenues entre le 23 juin et le 2 juillet, marquent l’aboutissement de plusieurs mois d’investigations sous la direction d’un magistrat instructeur.
Forte mobilisation judiciaire
Toute enquête commence par « un bon gel des lieux », insiste le commandant de la compagnie d’Hazebrouck, dans le but de préserver au maximum la scène pour que les TIC (Techniciens d’identification criminelle) puissent travailler dans les meilleures conditions possibles. C’est d’abord la Brigade de recherches (BR) d’Hazebrouck qui a réalisé les premières investigations : enquête de voisinage et lancement d’un appel à témoins. Mais au vu de l’ampleur de l’affaire, le parquet de Dunkerque l’a confiée à la Section de recherches (SR) de Lille, possédant plus de moyens techniques d’investigation, toujours en étroite collaboration avec la BR de Hazebrouck.
Pour mener l’enquête, les unités ont notamment eu recours au traitement de données de masse : bornage des téléphones mobiles et analyse des dispositifs de vidéoprotection. Les différentes surveillances et méthodes d’identification criminelle ont permis de confondre quatre « malfrats de haut vol » précise le commandant.
Les perquisitions menées aux domiciles des suspects ont conduit à la saisie de matériels logistiques susceptibles d’avoir été utilisés dans la préparation d’infractions, ainsi que de plusieurs effets réglementaires de la Police nationale. L’instruction se poursuit désormais sous la direction du juge d’instruction afin de déterminer l’ensemble du réseau.
Agression ciblée et planifiée
Les faits remontent au 5 mars 2026. En milieu d’après-midi, deux individus s’étaient introduits au domicile de ce couple de personnes âgées situé dans la commune de La Gorgue.
Maintenues sous la contrainte et violentées, les victimes n’avaient rien pu faire. L’une avait été ligotée et l’autre retenue dans la cave pendant la fouille de l’habitation. Les premiers éléments avaient alors révélé une planification des faits, les auteurs étant à la recherche de biens de valeur.
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