<i class='fa fa-lock' aria-hidden='true'></i> A13 : le routier qui a tué un gendarme condamné à un an sous bracelet électronique

Photo : L'état des véhicules laisse imaginer la violence de l'accident. (Capture d'écran / Paris-Normandie - Internep)

23 septembre 2026 | Opérationnel, Vie des personnels

Temps de lecture : < 1 minute

A13 : le routier qui a tué un gendarme condamné à un an sous bracelet électronique

par | Opérationnel, Vie des personnels

Cinq ans de prison, dont un seul purgé sous surveillance électronique. C'est la peine infligée le 17 septembre par le tribunal correctionnel d'Évreux au routier qui, en 2022, avait percuté un dispositif de gendarmerie sur l'A13. Un verdict rendu dans une salle d'audience chargée d'émotion.

Le verdict tombe après près de quatre ans de procédure. Cinq ans d’emprisonnement, dont quatre assortis d’un sursis simple, et le dernier purgé sous bracelet électronique.

Cette peine, conforme aux réquisitions du parquet, s’accompagne d’une annulation du permis de conduire, avec interdiction de le repasser pendant un an. Aucune incarcération ferme, donc, pour l’homme reconnu coupable d’homicide et de blessures involontaires.

Un mort, un amputé et trois blessés pour un épisode Netflix

Le 25 octobre 2022, un poids lourd frigorifique de 44 tonnes fonce sur l’A13, dans l’Eure, où des gendarmes interviennent lors d’une opération antidrogue. Le camion percute le dispositif à hauteur de Saint-Mards-de-Blacarville. L’adjudant Jean-Christophe Bolloch, 47 ans, marié et père de quatre enfants, meurt sur le coup. Trois de ses collègues sont blessés, dont l’adjudant Stéphane, amputé d’une jambe. Sur la tablette du chauffeur, alors âgé de 21 ans, les enquêteurs retrouvent la trace d’un épisode de la série Riverdale, visionné sur Netflix jusqu’à l’instant du choc. Avant d’alerter les secours, le prévenu referme toutes les applications ouvertes. Un geste que le ministère public considère comme de la dissimulation.
À l’audience, l’émotion était palpable dans la salle. De nombreux gendarmes étaient présents en uniforme afin de soutenir leurs collègues.

Catherine Bolloch, veuve du sous-officier, a livré un témoignage poignant et regretter une  absence de sincérité du prévenu.

La question du mois

Violences sexistes et sexuelles : les gendarmes sont-ils suffisamment formés à l’écoute et à la prise en charge des victimes?

La Lettre Conflits

La newsletter de L’Essor de la Gendarmerie

Voir aussi