<i class='fa fa-lock' aria-hidden='true'></i> Crash de Nancy : les gendarmes mobilisés pour une enquête « d’une particulière technicité »

Photo : Un enquêteur de la Section de recherches des transports aériens (SRTA). (Photo d'illustration: B.Lapointe/Gendarmerie)

29 juin 2026 | Opérationnel

Temps de lecture : 2 minutes

Crash de Nancy : les gendarmes mobilisés pour une enquête « d’une particulière technicité »

par | Opérationnel

La section de recherches de la Gendarmerie des transports aériens (GTA) est chargée des investigations après l'accident qui a fait onze morts, dimanche 28 juin 2026, à Nancy-Essey.

L’enquête sur le crash d’un avion lors d’un baptême de parachutisme dimanche 28 juin 2026, près de Nancy, a été confiée à la section de recherches de la Gendarmerie des transports aériens, a appris L’Essor auprès de l’Institution.

Au total, environ 35 gendarmes, dont 15 enquêteurs, ont été déployés sur place. « Les investigations » sont « nombreuses et d’une particulière technicité », avait précisé dimanche le pôle accidents collectifs du parquet de Paris dans un communiqué. Il y annonçait qu’il se saisissait de l’enquête judiciaire.

Le plus grave accident hors aviation commerciale

Selon le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA), il s’agit de « l’accident d’aviation générale le plus grave en terme de bilan humain » en France – l’expression « aviation générale » désignant toutes les activités aériennes civiles autres que le transport commercial.

« Il n’y a pas eu un accident aussi important au niveau aéronautique concernant le parachutisme depuis une trentaine d’années », a souligné de son côté le ministre des Transports Philippe Tabarot, également sur place.

Pour l’ancien président du BEA, Jean-Paul Troadec, « s’il y a eu une panne, ça peut être une panne de moteur, le plus probable ». Une mauvaise disposition des passagers à l’intérieur de l’appareil pourrait aussi avoir entraîné un déséquilibre, a-t-il avancé. Ou bien, le pilote a pu faire un malaise, « une hypothèse qu’on va certainement examiner parce qu’il faisait très chaud ».

« Pas de victime collatérale »

Tous les occupants de l’appareil sont morts, les cinq moniteurs de parachutisme, cinq élèves et le pilote. En revanche, « il n’y a pas de victime collatérale », selon le préfet de Meurthe-et-Moselle Yves Séguy.

L’appareil, de type Pilatus immatriculé en Allemagne, « a commencé à prendre son envol » de l’aérodrome de Nancy-Essey et est ensuite « tombé subitement », a retracé sur place le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Vers 11h00, il s’est écrasé à environ 300 mètres de la piste, sur une zone herbeuse, non loin d’une zone résidentielle et de deux routes. L’épave s’y trouvait encore en fin d’après-midi.

Certaines familles de victimes « ont assisté à la chute de l’aéronef », a souligné le ministre. Un détail « qui ajoute au choc et au traumatisme psychologique qui en résulte ».

(Avec AFP)

Lire aussi : Notre dossier consacré à la Gendarmerie des transports aériens, dans L’Essor de la Gendarmerie n°612, paru en mai 2026.

La question du mois

Violences sexistes et sexuelles : les gendarmes sont-ils suffisamment formés à l’écoute et à la prise en charge des victimes?

La Lettre Conflits

La newsletter de L’Essor de la Gendarmerie

Voir aussi