L’enquête sur le crash d’un avion lors d’un baptême de parachutisme dimanche 28 juin 2026, près de Nancy, a été confiée à la section de recherches de la Gendarmerie des transports aériens, a appris L’Essor auprès de l’Institution.
Au total, environ 35 gendarmes, dont 15 enquêteurs, ont été déployés sur place. « Les investigations » sont « nombreuses et d’une particulière technicité », avait précisé dimanche le pôle accidents collectifs du parquet de Paris dans un communiqué. Il y annonçait qu’il se saisissait de l’enquête judiciaire.
Le plus grave accident hors aviation commerciale
Selon le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA), il s’agit de « l’accident d’aviation générale le plus grave en terme de bilan humain » en France – l’expression « aviation générale » désignant toutes les activités aériennes civiles autres que le transport commercial.
« Il n’y a pas eu un accident aussi important au niveau aéronautique concernant le parachutisme depuis une trentaine d’années », a souligné de son côté le ministre des Transports Philippe Tabarot, également sur place.
Pour l’ancien président du BEA, Jean-Paul Troadec, « s’il y a eu une panne, ça peut être une panne de moteur, le plus probable ». Une mauvaise disposition des passagers à l’intérieur de l’appareil pourrait aussi avoir entraîné un déséquilibre, a-t-il avancé. Ou bien, le pilote a pu faire un malaise, « une hypothèse qu’on va certainement examiner parce qu’il faisait très chaud ».
« Pas de victime collatérale »
Tous les occupants de l’appareil sont morts, les cinq moniteurs de parachutisme, cinq élèves et le pilote. En revanche, « il n’y a pas de victime collatérale », selon le préfet de Meurthe-et-Moselle Yves Séguy.
L’appareil, de type Pilatus immatriculé en Allemagne, « a commencé à prendre son envol » de l’aérodrome de Nancy-Essey et est ensuite « tombé subitement », a retracé sur place le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Vers 11h00, il s’est écrasé à environ 300 mètres de la piste, sur une zone herbeuse, non loin d’une zone résidentielle et de deux routes. L’épave s’y trouvait encore en fin d’après-midi.
Certaines familles de victimes « ont assisté à la chute de l’aéronef », a souligné le ministre. Un détail « qui ajoute au choc et au traumatisme psychologique qui en résulte ».
(Avec AFP)










