<i class='fa fa-lock' aria-hidden='true'></i> Claude Lepouzé, l’un des pionniers du GIGN, est décédé

Photo : Charles Hernu, alors ministre de la Défense, à gauche et Claude Lepouzé à droite. (Crédit : GIGN Historique).

6 octobre 2026 | Vie des personnels

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Claude Lepouzé, l’un des pionniers du GIGN, est décédé

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Claude Lepouzé, pionnier du GIGN et bras droit de Christian Prouteau, est décédé le 1er octobre. Le fondateur du groupe d'élite salue "le sage des sages".

Claude Lepouzé est décédé le 1er octobre. Il avait 90 ans. Sa carrière au sein de la Gendarmerie a connu un tournant lorsqu’à l’âge de 34 ans il intègre l’ECRI (Équipe commando régionale d’intervention), qui deviendra par la suite le GIGN (Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale). Christian Prouteau en est le fondateur. Le jeune commandant choisit alors de s’entourer d’Ignace Wodecki et de Claude Lepouzé.

Au GIGN, il est le bras droit de Christian Prouteau. « Du fait de ma position, je me devais de conserver une certaine distance avec les hommes et il avait, par son expérience, une certaine proximité » avec eux, se souvient Christian Prouteau pour L’Essor. Claude Lepouzé est resté à ses côtés jusqu’au départ du « Patron », comme il l’appelait, pour l’Élysée en 1982.

« Le sage des sages »

Indispensable aux yeux de Christian Prouteau, Claude Lepouzé est surnommé « le sage des sages ». Il était « celui qui faisait passer des messages [ … ] Il avait une certaine connaissance de l’humain ». C’est l’une des raisons qui ont poussé l’ancien dirigeant du GIGN à s’appuyer sur lui. Les deux gendarmes s’étaient déjà croisés lors de stages commandos.

Face aux 17 hommes initialement sélectionnés pour faire partie du GIGN, Christian Prouteau leur expliquera qu’il ne pardonnerait jamais « qu’un homme transige au respect de la vie, sauf en dernier recours ». Face à lui, pas un bruit. Claude Lepouzé dira alors : « Mon lieutenant, on est avec vous ! ». Une phrase qui a marqué le jeune Prouteau qui s’était alors senti « le plus fort de la Terre ».

En 1992, Claude Lepouzé achève sa carrière au sein de la Gendarmerie avec le grade de chef d’escadron.

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