Pyrénées : Le GIGN neutralise un forcené armé d’un fusil

Photo : Des gendarmes du GIGN lors d'un exercice d'assaut d'un bâtiment, en novembre 2024. (Photo: Domenjod/WikimediaCommons)

30 avril 2026 | Opérationnel

Temps de lecture : 2 minutes

Pyrénées : Le GIGN neutralise un forcené armé d’un fusil

par | Opérationnel

Un homme de 65 ans, retranché à son domicile après avoir menacé puis tiré en direction de son voisin, a été mortellement blessé lors de l’assaut du GIGN à Maureillas-las-Illas, dans les Pyrénées-Orientales. Deux enquêtes de flagrance ont été ouvertes.

Deux enquêtes de flagrance ont été ouvertes à la suite des menaces proférées par un sexagénaire et à sa neutralisation par un gendarme du GIGN dans les Pyrénées-Orientales; les faits se sont déroulés dans la nuit du mardi 28 avril 2026.

L’intervention du GIGN est survenue après qu’un homme de 65 ans a menacé et tiré en direction de son voisin. Le sexagénaire, vivant près de la frontière avec l’Espagne dans les Pyrénées-Orientales entretenaient des relations conflictuelles avec ce riverain. Celui-ci n’a pas été blessé. Le parquet de Perpignan a ouvert une première enquête pour violences et menaces avec arme. C’est la Section de recherche (SR) de Montpellier, appuyée de la Brigade de recherches (BR) de Céret qui se sont saisies de l’affaire.

Blessé grièvement au thorax

Il est environ deux heures du matin dans un hameau situé à Maureillas-las-Illas. La femme du voisin victime de la rixe compose le 17. L’homme auteur des tirs en direction de son mari est « manifestement en état d’ivresse et très agité » selon l’AFP. Arrivés sur place, les hommes du GIGN ne parviennent pas à raisonner le forcené.

La colonne du GIGN pénètre dans le domicile à 6h30. Les militaires se retrouvent nez à nez avec le sexagénaire dans son lit auprès de sa compagne. Celui-ci s’empare alors d’un fusil. « Se sentant menacé », un des gendarmes fait immédiatement usage de son arme de service « le blessant grièvement au thorax » indique le procureur adjoint Nicolas Brignol. L’homme décèdera des suites de sa blessure « quelques minutes plus tard ».

L’IGGN saisit

Le parquet a confié la seconde enquête à l’Inspection générale de la Gendarmerie nationale ainsi qu’à la Section de recherches de Montpellier. Elle porte sur le tir mortel.

A l’origine de l’affaire, une tension entre voisin. Un phénomène loin d’être marginal puisque en 2023 les conciliateurs de justice comptaient 190 000 affaires de litiges.

Lire aussi : Un pilier du banditisme corse arrêté en douceur samedi par le GIGN dans le sud de l’Ile de Beauté

La question du mois

Dépression, burn-out, risque de suicide: le mal-être des personnels est-il correctement pris en charge par la Gendarmerie ?

La Lettre Conflits

La newsletter de l’Essor de la Gendarmerie

Voir aussi