Les gendarmes et les policiers vont bientôt recevoir de nouveaux cinémomètres laser, ces radars portatifs utilisés pour contrôler la vitesse des usagers de la route. Le ministère de l’Intérieur vient de notifier l’attribution du marché public, d’une valeur de près de 4 millions d’euros, au lauréat.
Dans le détail, 1.900 « cinémomètres à mesure dans l’axe » vont équiper les forces de sécurité intérieure. Les trois-quart (1.400) pour les gendarmes, qui assure la surveillance de la majeure partie du réseau routier et autoroutier français. Le reste (500 exemplaires) pour les unités de la Police nationale.
Un appareil éprouvé et performant
Le marché, d’un montant de 3,81 millions d’euros, vient d’être attribué à la PME rhodanienne ESG France, spécialisée dans le commerce de gros d’équipements automobiles. Il court sur les quatre prochaines années. Selon AutoPlus, qui a révélé l’information, le précédent marché pour ces appareils, remonte à 2021. L’enveloppe était alors de 1,5 millions d’euros. Le ministère de l’Intérieur a donc plus que doublé son budget pour le renouvellement de cet équipement.
Le modèle sélectionné est le ProLaser 4 de Britax. Un appareil déjà éprouvé, puisque les premiers modèles ont équipé la Gendarmerie il y a une quinzaine d’années. Il affiche de bonnes performances techniques. Il peut mesurer une vitesse comprise entre 0 et 300km/h, avec une précision de +/- 1km/h, à une distance homologuée de 1.000 mètres. C’est ainsi l’un des radars manuels du marché les plus précis et pouvant mesurer à la plus grande distance. Quand ses principaux concurrents (EuroLaser et TruSpeed) peuvent estimer une vitesse entre 600 et 800 mètres de distance au maximum. Une plus grande distance de mesure permet d’intervenir à la fois plus rapidement et avec davantage de sécurité. C’est sans doute l’un des arguments qui a convaincu les responsables du marché.
De nouveaux radars aussi pour la Ville de Paris
Dans le même temps, la Ville de Paris a aussi fait l’acquisition de nouveaux radars. Le marché, d’un montant de 210.000 euros, vient d’être attribué le 5 avril 2026. Il comprend la fourniture de cinémomètres radars de vitesse, ainsi que l’entretien du parc de cinémomètres de la municipalité de la capitale. Cela consiste à vérifier le bon fonctionnement ou régler l’étalonnage des appareils. Selon la Sécurité routière, les radars doivent respecter des exigences réglementaires. Notamment concernant la marge d’erreur maximale tolérée de +/- 5 km/h ou 5%, sur la mesure de vitesse. Une procédure obligatoire à réaliser chaque année à l’occasion de la vérification périodique annuelle. C’est cette fois la société Mercura – Standby France, basée près de Blois (Loir-et-Cher), qui a raflé l’ensemble du marché. L’entreprise, bien connue dans le milieu des véhicules de secours et de sécurité, est spécialisée dans la signalétique sonore et lumineuse des véhicules.
Selon nos informations, le choix de la mairie de Paris se serait porté sur le modèle de cinémomètre laser « TruSpeed« . Un radar de poche très compact, qui pèse moins de 500g, homologué pour mesurer la vitesse jusqu’à 300km/h, avec une portée maximale de 640 mètres. Le modèle, également utilisé en gendarmerie, équipe aussi de nombreuses polices municipales. L’entreprise avait d’ailleurs également postulé au marché du ministère de l’Intérieur. Sans succès.
Lire aussi : Sécurité routière : des voitures radars privées pour soulager le travail des forces de l’ordre










