Nuit de la Saint-Sylvestre : 1.173 véhicules incendiés, interpellations en hausse

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2 janvier 2026 | Société

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Nuit de la Saint-Sylvestre : 1.173 véhicules incendiés, interpellations en hausse

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Si le ministère de l'Intérieur se félicite d'une soirée "moins agitée" que celle de 2024, la nuit de la Saint-Sylvestre a tout de même connu 505 interpellations et plus de 1.000 voitures parties en fumée.

Plus de 1.000 véhicules ont été incendiés et plus de 500 personnes interpellées en France lors de la nuit de la Saint-Sylvestre, marquée par ailleurs par des « violences urbaines plus limitées », a indiqué jeudi 1 janvier 2026 le ministère de l’Intérieur.

Au total, quelque « 505 personnes ont été interpellées » et « 403 placées en garde à vue », détaille le ministère dans un communiqué qui évoque une nuit plus calme que l’année dernière. L’an passé, dans toute la France, il y avait eu 420 interpellations et 310 gardes à vue.

Une nuit moins agitée que les années précédentes

Le nombre de véhicules incendiés est également en hausse avec 1.173 véhicules en 2025 (984 en 2024), selon le ministère.

« L’ensemble des préfets de zone ont fait remonter une nuit moins agitée dans les quartiers que l’année dernière et des violences urbaines plus limitées », assure cependant la place Beauvau, notant « des prises à partie des forces de l’ordre moins importantes ». Les policiers ont ainsi été ciblés par des tirs de mortiers d’artifice dans diverses villes. Parmi elles, Nice, Lyon, Strasbourg ou Rennes, a appris l’AFP de source policière.

Environ 90.000 policiers et gendarmes, dont 10.000 pour Paris et la petite couronne, étaient mobilisés lors des festivités du 31 décembre. Soit le même nombre qu’en 2024.

Nombreuses arrestations durant la nuit de la Saint-Sylvestre

Dans la capitale, le parquet de Paris a annoncé le placement en garde à vue de 125 personnes. Leur âge varie de 17 à 53 ans. Une seule femme figure parmi elles, tandis que quinze sont mineures. Parmi les mineurs, au moins trois ne relèvent pas du parquet de Paris en raison de leur commune de résidence.

Soixante-quinze gardes à vue ont été prises avant minuit. Les autres ont eu lieu essentiellement autour de 02h00 du matin. Parmi les 125 personnes en garde à vue, 33 sont le sont pour violences volontaires, 15 pour participation à groupement en vue de commettre des violences ou dégradations, dix pour détention de produits psychotropes (notamment détention de bombonnes de protoxyde d’azote) et huit pour usage de stupéfiants, a détaillé le parquet. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez avait assuré mercredi qu’« aucun débordement » ne serait toléré pendant ce réveillon. Il avait promis des « interpellations systématiques » en cas de troubles.

Mardi, le ministre de la Justice a adressé une circulaire aux procureurs généraux et aux procureurs de la République. Il leur réclamait « la plus grand fermeté ». Gérald Darmanin demandait aux parquets « de requérir de la prison ferme » en cas de violences contre les forces de l’ordre ainsi que « contre les femmes et les enfants ».

(AFP)

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La question du mois

Bruno Retailleau, pour lutter contre la violence et les narcotrafics en Guadeloupe, a confirmé l’installation de « deux escadrons de gendarmerie mobile, sans enlever le peloton de la garde républicaine », mais aussi de « deux brigades nautiques », une de gendarmerie et une de police respectivement en Basse-Terre à Gourbeyre et à Pointe-à-Pitre. Pensez-vous que cela sera une réponse satisfaisante ?

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