mercredi 30 septembre 2020
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Le palais de justice de Caen (Illustration S.D/L'Essor).
Le palais de justice de Caen (Illustration S.D/L'Essor).

Violences envers un suspect menotté : le policier de Mantes-la-Jolie relaxé

Un policier du commissariat de Mantes-la-Jolie (Yvelines) poursuivi pour violences envers un suspect menotté qui s’approchait de lui après l’avoir menacé de mort en faisant référence à Allah a été relaxé lundi.

Le tribunal correctionnel de Versailles a retenu l’argument de la légitime défense avancé par le prévenu.

Deux mois d’emprisonnement avec sursis avaient été requis le 18 septembre contre ce brigadier-chef de 46 ans, affecté à la Sûreté urbaine. Il avait comparu pour avoir, le 8 mars, donné un coup de poing à un quadragénaire algérien en garde à vue, qui refusait de répondre à ses questions et proférait insultes et menaces de mort à son encontre.

Ce dernier était soupçonné de violences à l’encontre de sa mère dans le but de lui soutirer de l’argent. A l’issue de son interrogatoire, l’homme s’était porté à la hauteur du policier, “les mains menottées à hauteur du visage” comme pour l’agresser, avait affirmé le policier.

Une victime au casier judiciaire fourni

Le coup de poing qu’il lui aurait alors donné à la pommette était “proportionné puisque l’individu n’a eu ni marque, ni ITT” (incapacité temporaire de travail), avait argué le fonctionnaire, un ancien boxeur au physique imposant.

La victime, au casier judiciaire fourni (violences aggravées, outrages, rébellion…), était selon lui “un apprenti jihadiste“. Non connu pour radicalisation, il s’était emporté durant son interrogatoire, tenant des propos en arabe ponctués de “Allah akbar” et menaçant de mort le fonctionnaire en français.

Il purge pour ce motif une peine de 15 mois après avoir été condamné en appel pour outrages cet été.

Le ministère public avait rappelé le traumatisme subi en juin 2016 au sein du commissariat de Mantes-la-Jolie après l’assassinat à leur domicile d’un couple de policiers à Magnanville par un homme radicalisé. L’une des deux victimes travaillait dans ce commissariat.

AFP

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