jeudi 1 octobre 2020
Accueil / Société / Rebondissement dans l’affaire Grégory: cinq membres de la famille entendus

Rebondissement dans l’affaire Grégory: cinq membres de la famille entendus

Section de recherches (Photo d'illustration S.D L'Essor)
(Photo d’illustration S.D L’Essor)

Très gros et inattendu rebondissement dans l’affaire Grégory. Les gendarmes de la section de recherche de Dijon ont procédé mercredi matin à trois interpellations dans le cadre de l’enquête sur l’affaire Grégory, l’une des plus grandes énigmes judiciaires Françaises, sinon la plus grande. Les interpellations ont eu lieu dans les Vosges.

Trois personnes ont été placées en garde à vue, Marcel Jacob, oncle de Bernard Laroche et de Jean-Marie Villemin, sa femme Jacqueline,  et une belle-soeur de Jean-Marie Villemin – père de l’enfant- ,  Ginette Villemin.

Monique Villemin, la grand-mère de l’enfant, et mère de Jean-Marie  est quant elle entendue librement en raison de son état de santé. Son mari, Albert Villemin, est également entendu, sans qu’on connaisse pour l’instant le régime de cette audition.

L’oncle et la tante septuagénaires et la grand-mère ont été arrêtés dans le village d’Aumontzey et la belle-soeur à Arches non loin de Lépanges- sur- Vologne où habitaient les parents de Grégory. Ils ont été conduits à la brigade de gendarmerie de Bruyères et devaient être transférés à Dijon.

Les incriminations retenues par le parquet sont  :“complicité d’assassinat, non-dénonciation de crime, non-assistance à personne en danger et abstention volontaire d’empêcher un crime”.  Autant dire très lourdes.
Le cadavre du petit Grégory Villemin avait été retrouvé au soir du 16 octobre 1984, pieds et poings liés dans les eaux froides d’une rivière. Cette découverte avait marqué le début de l’affaire Grégory, qui reste l’une des grandes affaires criminelles non résolues du XXe siècle. Et une affaire “spéciale” pour la Gendarmerie, car c’est à la suite de ce dossier, que la Gendarmerie a développé “sa” police scientifique.

Le dossier rouvert plusieurs fois

L’Est Républicain qui a révélé ce rebondissement procède à une chronologie du dossier.

Le dossier a été ensuite rouvert une première fois en 2000 suite à la demande de Me Thierry Moser, l’avocat des parents, qui s’est toujours bagarré pour repousser les délais de prescription .

L’examen du timbre figurant sur une lettre anonyme datée du 27 avril 1983 et adressée aux grands-parents de l’enfant n’a rien donné.

En 2008, le conseil de Christine et Jean-Marie a obtenu une deuxième réouverture. De nouvelles analyses ADN ont été effectuées mais, jusqu’il y a peu, trois ADN identifiables, découverts sur d’autres courriers, n’avaient pas trouvé preneur.

La justice a-t-elle découvert à qui appartenaient les empreintes génétiques jusqu’ici mystérieuses se demande le quotidien ? Réponse dans quelques heures sûrement .

Un livre d’un enquêteur de l’époque

Le colonel en retraite Etienne Sesmat, qui était capitaine et commandant de la compagnie à l’époque a écrit un livre sur cette affaire. “Les deux affaires  Grégory” aux éditions Belfond.

le livre du colonel Sesmat sur l’affaire Grégory (DR)

 

Crowdfunding campaign banner

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *