vendredi 25 septembre 2020
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Tribunal de grande instance de Paris. (Illustration/MG/L'Essor).

Des policiers des “Stups” déposent leurs armes pour protester contre certains magistrats

Les policiers de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) ont déposé leurs armes lundi pour protester contre une “chasse aux sorcières” lancée par “certains magistrats“.

Un climat délétère s’est instauré entre la Juridiction Inter Régionale Spécialisée (Jirs) de Paris” et l’Ocrtis selon un communiqué du syndicat Synergie-officiers. “Depuis plusieurs mois, cette section du T.G.I de Paris décortique tous les dossiers initiés par l’Ocrtis et remet en cause les constructions procédurales, pourtant avalisées par des magistrats d’autres tribunaux“, ajoute le syndicat qui demande que cesse “la chasse aux sorcières lancée par certains magistrats manifestement très en marge de toute réalité“.

Les policiers ont déposé leurs armes” en signe de protestation, a confirmé Christophe Rouget, porte-parole du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI).

Ils demandent que les choses soient claires et nettes. Ils agissent dans un cadre légal avec un magistrat et quelques mois plus tard, un autre magistrat vient leur dire que c’est illégal“, a-t-il expliqué. “Le malaise qui régnait depuis plusieurs mois vient d’atteindre son paroxysme avec la mise en examen de deux nouveaux enquêteurs. Nos collègues n’ont pourtant fait que suivre une pratique validée de longue date par toutes les Jirs de France“, dénonce dans un communiqué le syndicat Alliance.

Nos collègues ne sont pas des voyous !“, s’insurge le syndicat majoritaire. Le dépôt des armes n’était qu’un premier mouvement, assurent les syndicats. Ces mises en examen de policiers des “Stups” s’ajoutent à “l’affaire François Thierry“, ancien patron l’Ocrtis mis en examen pour complicité de trafic de stupéfiants.

Il est soupçonné d’avoir favorisé l’entrée en France de drogue avec l’aide d’un important “indic”, lourdement condamné dans le passé pour trafic de stupéfiants. La procureure générale de Paris Catherine Champrenault lui a retiré son habilitation d’officier de police judiciaire le 10 octobre.

AFP

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