mardi 22 septembre 2020
Accueil / Société / Menton : un passeur présumé blessé par balle après avoir foncé sur des policiers
La frontière franc_italienne de Vintimille (Photo d'illustration S.D L'Essor).
La frontière franco-italienne de Vintimille (Photo d'illustration/S.D /L'Essor).

Menton : un passeur présumé blessé par balle après avoir foncé sur des policiers

Le conducteur d’un véhicule dont les deux passagers étaient sans-papier, a été légèrement blessé par balle à la main lundi soir par la police après avoir forcé un barrage à la frontière franco-italienne à la sortie de Menton, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

L’homme, qui a été hospitalisé sous escorte à Nice, “a refusé d’obtempérer aux injonctions des policiers“. “Un policier a fait feu, en état de légitime défense puisque la voiture est une arme par destination, et il a atteint à la main le conducteur qui fonçait sur lui puis qui a stoppé net“, a indiqué cette source confirmant une information de Nice-Matin.

Il s’agirait de migrants. Les passagers dont l’identité est en cours de vérification par la police aux frontières, étaient sans document et pourraient être d’Europe de l’Est. Ils ont été placés en garde à vue, tandis que le conducteur pourrait être un passeur“, a-t-on ajouté de même source.

(Photo d’illustration S.D/L’Essor).

La France a renforcé ses contrôles à la frontière franco-italienne depuis 2015 en raison d’une pression migratoire sans précédent.

Les interpellations dans le département des Alpes-Maritimes, suivies dans la majorité des cas d’une reconduite en Italie, devraient atteindre un record cette année, “près de 50.000“, selon la préfecture. Cela représente environ la moitié des personnes arrivant sans titre de séjour stoppées cette année en France.

En plus des réfugiés originaires de région d’Afrique en proie à des troubles ou de l’instabilité, Soudan, Erythrée, la police et la justice ont été confrontées à une vague de Tunisiens.

Début octobre, l’activité du tribunal correctionnel de Nice a été décuplée pour juger en comparution immédiate jusqu’à dix passeurs tunisiens par jour, infligeant des peines  dissuasives de 4 mois à trois ans de prison ferme, selon le parquet.

AFP

Crowdfunding campaign banner

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *