lundi 28 septembre 2020
Accueil / A la Une / Un gendarme de l’antenne GIGN de Reims visé par des coups de feu tirés avec son arme de service dont il a été délesté
Ecusson des antennes GIGN
Photo d'illustration (Photo GIGN).

Un gendarme de l’antenne GIGN de Reims visé par des coups de feu tirés avec son arme de service dont il a été délesté

L’affaire est très grave et il s’en est fallu de peu qu’elle ne tourne au drame pour un gendarme de l’antenne GIGN de Reims.

Confirmé de source judiciaire, les faits se sont déroulés de la manière suivante. Tout  a commencé le 31 août, vers 4 heures du matin. Le militaire se tient avec un ami sur les Promenades de la ville. Ils sortent d’un établissement de nuit, ont un peu bu et attendent l’épouse de l’un d’entre eux qui doit venir les chercher.

Aspergé de gaz lacrymogène

C’est alors qu’ils sont pris à partie par cinq jeunes rémois, âgés de 18 à 22 ans, eux aussi alcoolisés. Entre deux invectives l’un d’entre eux s’aperçoit que le gendarme porte une arme. Le militaire décline alors sa qualité mais, au lieu de ramener les agresseurs à la raison, ces mots lui vaudront d’être aspergé de gaz lacrymogène et de recevoir un coup de poing.

Pire, son arme lui est ensuite dérobée et celui qui s’en empare fait feu à plusieurs reprises, deux ou quatre fois, heureusement sans toucher le militaire. Les agresseurs prennent alors la fuite.

L’arme sera retrouvée plus tard par des policiers, dissimulée dans des fourrés à moins d’un kilomètre du lieu de l’altercation.  Trois personnes ont été interpellées et placées en garde à vue dans la matinée suivant les faits, et les deux dernières sont toujours en fuite.

Le principal suspect a reconnu être l’auteur des coups de feu mais prétend avoir tiré en l’air tandis que le gendarme s’enfuyait. Des témoins et des expertises balistiques ont néanmoins contredits cette version.

Tentative de meurtre

Les trois mis en cause ont ensuite été présentés à la Justice. Le procureur de la République de Reims Matthieu Bourrette a demandé la mise en examen de l’auteur des tirs pour “tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique”. Les deux autres sont poursuivis pour les violences commises pendant l’altercation.

L’enquête, confiée à un juge d’instruction, est menée par la Sureté départementale et le SRPJ de Reims.

Matthieu GUYOT

Crowdfunding campaign banner

6 Commentaires

  1. harfang69

    Quand on picole, et en plus en compagnie de son épouse, on évite de balader avec son flingue de service!
    Pour moi, c’est une faute lourde de la part du militaire.

  2. OSSENT

    Est il normale qu’un gendarme bien que du GIGN se trouve armé lors d’une soirée à titre privée dans une boite de nuit de plus son arme était apparente puisqu’elle a été vue des auteurs lors de l’altercation. Cela n’excuse pas pour autant ces individus alcoolisés qui ont utilisé cette arme.

  3. DESCHAMPS

    Pas digne de servir au GIGN.

  4. niout

    meme si on pourrait vite reprocher à ce professionnel de la sécurité de s’être abandonné à la boisson je veux les assurer quand même de tous mes encouragements et ma solidarité à ces frères d’arme.
    Je suis certain qu’on saura leur rappeler que alors qu’on est porteur de son arme de service, il faut se garder autant que se peut de ne plus être en mesure d’assumer les hautes responsabilités que cela incombe.

  5. LAVEST Bernard

    Difficile pour moi d’accepter l’alcoolisation lorsqu’on est porteur d’une arme.
    Où est le bon sens ?

  6. bernard02

    Depuis quand un gendarme de repos peut-il se balader avec son arme de service ?? Ce militaire même étant du GIGN se prend pour un kakou.. A muté très vite dans un escadron de service pour le nettoyage des… armes, par exemple.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *