jeudi 1 octobre 2020
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Paris, le 18 mai 2017, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, arrive dans la cour de l’Elysée pour le premier Conseil des ministres du gouvernement d’Edouard Philippe. (Photo M.GUYOT/ESSOR)
Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb (Photo M.GUYOT/ESSOR)

Attaque de Viry-Châtillon : un an après, Gérard Collomb rend visite aux policiers

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a rencontré des policiers ce dimanche soir 8 octobre lors d’un déplacement dans l’Essonne où il s’est notamment rendu à Viry-Châtillon, là où des policiers avaient été agressés aux cocktails Molotov il y a un an.

Vêtu d’un gilet pare-balles enfilé sous un blouson siglé “Police” et entouré notamment de policiers de la Brigade anticriminalité (BAC), le ministre s’est rendu vers 23H00 sur le carrefour où l’attaque a eu lieu le 8 octobre 2016, en lisière de la Grande Borne, cité difficile à cheval sur les communes de Grigny et Viry-Châtillon.

Deux véhicules de police avaient été pris d’assaut par un groupe d’individus cagoulés et munis de 13 cocktails Molotov, et s’étaient embrasés en plein jour. Deux policiers en étaient ressortis gravement brûlés, deux autres plus légèrement.

Je voulais ce soir rendre hommage aux policiers qui s’engagent tous les jours. J’ai rencontré cet après-midi le policier qui avait été très gravement brûlé qui est aujourd’hui à l’hôpital où il continue à avoir un certain nombre de traitements. Il a un moral extraordinaire“, a déclaré à la presse le ministre.

Au commissariat de Juvisy-sur-Orge, où il a débuté sa visite, “j’ai vu ses collègues et ils ont dit +Nous après ce drame on a voulu s’engager encore davantage pour montrer qu’on ne céderait pas et par respect pour les camarades on reconquerrait le terrain, on serait là où on a besoin de nous+“, a-t-il ajouté.

C’est un bel exemple de courage et de dignité et je crois que tous nos concitoyens devraient remercier les policiers, les CRS et les gendarmes qui veillent sur leur sécurité“, a dit le ministre qui était accompagné du Directeur général de la police nationale (DGPN) Eric Morvan et de la préfète du département Josiane Chevalier.

Depuis l’attaque, 17 jeunes, âgés de 16 à 21 ans à l’époque, ont été mis en examen pour “tentatives de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique“. Douze d’entre eux sont toujours en détention.

L’agression avait eu un immense retentissement et déclenché une fronde inédite et spontanée de policiers, organisée grâce aux réseaux sociaux et sans les syndicats, pendant quatre mois. Lors de manifestations régulières, principalement à Paris mais aussi en province, les manifestants avaient dénoncé notamment le “laxisme” de la justice, une légitime défense mal adaptée ou des matériels obsolètes.

Selon l’Intérieur, depuis un an dans l’Essonne les effectifs policiers ont été renforcés avec 113 gardiens de la paix et 117 adjoints de sécurité supplémentaires. Les fonctionnaires ont également reçu des nouveaux matériels: 309 casques, 400 gilets tactiques, 217 boucliers, 434 armes et 59 véhicules, a-t-on détaillé. Par ailleurs, quelque 900.000 euros, selon l’Intérieur, ont été consacrés à des travaux de rénovation et de sécurisation du commissariat des Ulis.

AFP

Le 8 octobre 2016, alors qu’ils étaient en mission pour protéger une caméra de vidéosurveillance régulièrement vandalisée près du quartier de la Grande Borne, à Viry-Châtillon en Essonne (91), quatre policiers ont été blessés dont deux grièvement brûlés, après un jet de cocktails Molotov sur leurs véhicules. Aujourd’hui, un an après, trois des policiers choqués et grièvement blessés ont pu reprendre leur service.

Le quatrième est aujourd’hui toujours hospitalisé. Au terme d’un vaste travail d’enquête, quinze personnes sont en détention provisoire. L’instruction est toujours en cours En cette date anniversaire, le ministre de l’Intérieur s’est rendu à la rencontre des policiers du commissariat de Juvisy-sur-Orge présents lors du drame afin de leur faire part de son total soutien.

Après un temps d’échange au commissariat, le ministre a effectué une patrouille avec la BAC dans les quartiers de la Grande Borne et au carrefour du Fournil à Viry-Châtillon, à Athis-Mons et à la Gare de Juvisy-sur-Orge. Gérard Collomb rappelle que « les policiers et gendarmes sont en première ligne pour assurer la sécurité des français » et déplore qu’à partir de 2007, les moyens alloués « n’aient pas été à la hauteur de l’engagement des forces».

Le gouvernement entend, dès 2018, donner davantage de moyens d’agir à la police nationale avec : – des moyens humains : la création de 10 000 postes supplémentaires sur le quinquennat, avec 1 900 recrutements dès 2018 dont 1 400 dans la police. – des moyens financiers : un budget global de la police en hausse : en 2018, une augmentation de 1,9% du budget, soit +138 millions € un effort pour les conditions de travail : en 2018, une augmentation de 5,4% soit 10 millions € de l’enveloppe consacrée à l’immobilier une montée en gamme sur le plan technologique avec un investissement de 6.2 millions d’euros pour équiper la police en tablettes NEOPOL un renouvellement accéléré du parc automobile avec un effort de 76,3 millions € contre 50 millions d’euros en 2014.

Pour rappel, en Essonne, depuis 1 an ce sont :

-des effectifs renforcés avec 113 gardiens de la paix et 117 Adjoints de sécurité supplémentaires

-du matériel renouvelé avec 309 casques, 400 gilets tactiques, 217 boucliers et 434 nouvelles armes

-59 nouveaux véhicules

-900 000€ de travaux de rénovation et la sécurisation du Commissariat des Ulis

Le ministre a également tenu à remercier vivement « tous les personnels des forces de l’ordre engagés au quotidien pour assurer la sécurité des citoyens ».

AFP

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