mardi 21 mai 2019
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Décès de l’une des dernières Rochambelles de la 2ème DB

Marie-Thérèse Tarkoy, l’un des deux dernières survivantes des Rochambelles (ambulancières de la 2ème DB), est décédée lundi à l’âge de 104 ans,  a annoncé mercredi sa famille.

Selon le Musée du général Leclerc et de la Libération de Paris, la dernière des survivantes de la quarantaine de Rochambelles serait Raymonde Jeanmougin, 95 ans.

Née Pezet, Marie-Thérèse Tarkoy, s’était engagée chez les Rochambelles à l’été 1944 à Paris. Elle avait participé à l’évacuation de blessés de la 2ème DB, lors des combats de libération de l’est de la France avec son ambulance surnommée « Cornebiche ».

A la 2ème DB, elle  avait connu Jean Gabin, chef de char dans le Régiment blindé de fusiliers-marins (RBFM) avec qui elle était restée longtemps amie.

Marie-Thérèse Tarkoy était chevalier de la Légion d’honneur, Médaille militaire et Croix de guerre 1939-1945.

Le groupe Rochambeau — ainsi nommé en hommage au comte de Rochambeau, compagnon d’armes de La Fayette — avait été créé aux Etats-Unis pendant la seconde guerre mondiale par l’Américaine Florence Conrad, une amoureuse de la France qui avait levé des fonds pour l’achat de dix-neuf ambulances Dodge. D’abord réticent, le général Leclerc avait finalement accepté l’intégration du groupe de femmes au sein du 13e bataillon médical de la 2e DB.

Les Rochambelles participèrent à la campagne de Normandie, à la libération de Paris le 25 août 1944, puis aux campagnes de Lorraine, d’Alsace et d’Allemagne. Au volant de leurs ambulances Dodge WC54, véhicules 4 × 4 de trois tonnes, les Rochambelles et les Marinettes — surnom des neuf ambulancières du régiment blindé de fusiliers marins (RBFM)— allaient recueillir  les blessés au plus près du front pour les acheminer à l’arrière. Plusieurs sont mortes, ont disparu ou ont été blessées en opération.

PMG

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Photo d'illustration (Crédit photo: John Liu / Flickr).

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Un commentaire

  1. Triste nouvelle. Nous sommes de tout cœur avec la famille.

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