Il suffit d’appuyer sur un bouton pour déployer cette nouvelle herse. Présentée par les gendarmes de Loire-Atlantique mercredi 15 avril, elle vise à remplacer le connu « stop stick ».
C’est à Le Cellier, commune située non loin de Nantes que les militaires ont mis en place un dispositif de contrôle, auquel s’est ajouté un curieux boîtier. Rectangulaire, de couleur grise et équipé d’un petit gyrophare orange, ce boîtier est en réalité une herse radiocommandée.
« Shark Spike »
Capable de se déployer à distance, la « Shark spike » a une portée d’activation de 300 mètres. Sa longueur une fois déployée, en 2,5 secondes, est de 4,35 mètres, de quoi largement couvrir la chaussée. Seul bémol, son poids : 42 kg tout de même pour ce boîtier qui est fort heureusement équipé de poignées. Ce dispositif viserait à remplacer les « stop stick » qui équipent les gendarmes au niveau national. Bien qu’on puisse les emboîter entre eux, cette nouvelle herse reste plus grande, sans l’avantage de la mobilité.
Parmi les utilisateurs, on peut compter les douanes ou encore les gendarmes de Charente-Maritime qui ont partagé une démonstration sur leur page LinkedIn. « Plus de 100 services l’utilisent déjà » selon Shark robotics, entreprise rochelaise qui produit les herses.
Contrer la hausse des refus d’obtempérer
Ce nouvel outil se présente comme une solution plus efficace et plus sécurisante pour celui qui l’utilise. Il a été mis en place pour palier la hausse des refus d’obtempérer dans la région qui seraient au nombre de deux par jour selon Fabrice Rigoulet-Roze, préfet de Loire-Atlantique à Actu Nantes. Cette augmentation se reflète aussi au niveau national, le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) a noté une hausse des refus d’obtempérer de 11 % en 2025 pour 28 000 cas relevés.
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