Enlevés lundi 13 avril 2026, dans le cadre d’une affaire liées aux cryptomonnaies, une mère et son fils de onze ans ont été libérés, moins de 24 heures plus tard, par les militaires du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN).
Selon franceinfo, qui a révélé l’information, les ravisseurs avaient réclamé un rançon au père de famille. Celui-ci est entrepreneur en cryptomonnaies. D’un montant de plusieurs centaines de milliers d’euros, la rançon n’a toutefois, d’après nos confrères, pas pu être versée.
Irruption au domicile de l’entrepreneur en cryptomonnaies
Le Parquet de Paris a donné des précisions sur le déroulé des faits. Peu après 07h00, lundi matin, quatre personnes cagoulées ont fait irruption au domicile de la famille, dans l’Yonne.
Le père a tout d’abord été attaché à une chaise, à l’aide de serflex (des colliers de serrage). Les agresseurs sont ensuite allés chercher sa compagne et leur enfant. Ils ont alors « exigé un virement de 400.000 dollars en cryptomonnaies », a précisé le parquet. Les intrus ont été jusqu’à frapper l’entrepreneur. Ils l’ont également « menacé de mutilation ».
Après avoir fouillé l’intégralité du domicile, les intrus se sont « emparés de 10.000 euros en espèces, de bijoux, de petits lingots d’argent, et d’un fusil » avec lequel ils ont « menacé les victimes ». Le père de famille a alors obtempéré. Mais les malfaiteurs ont découvert l’existence d’un délai incompressible de sept jours avant l’effectivité du transfert des cryptomonnaies. Ils ont alors enlevé la femme et l’enfant, repartant à bord de deux véhicules.
Les investigations particulièrement rapides des gendarmes
Après le départ des ravisseurs, l’homme a finalement réussi à se défaire de ses liens. Il a alors prévenu un ami, qui a avisé à son tour les forces de l’ordre. Alertée en début d’après-midi, la Gendarmerie a immédiatement déployé d’importants moyens. Les premières investigations, menées par la section de recherches (SR) de Dijon sous l’égide du Parquet d’Auxerre, ont mobilisé jusqu’à une centaine de gendarmes du groupement de gendarmerie départementale de l’Yonne, renforcés par l’Unité nationale de police judiciaire (UNPJ), du GIGN et de son antenne (AGIGN) de Dijon, ainsi que de la SR de Paris.
Au cours de la journée, le père a reçu des vidéos de ses proches, manifestement retenus dans une chambre d’hôtel. Selon le parquet de Paris, « les investigations particulièrement rapides des gendarmes ont permis de localiser le lieu de séquestration des victimes. Il se trouvait à Boissy-Saint-Léger, dans le Val-de-Marne. Les gendarmes du GIGN ont ensuite pu « procéder à la libération des otages dès le petit matin », ce mardi. La libération –saluée par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, dans un message posté sur X– a précisément eu lieu à 06h00.
Sept personnes interpellées
Sur place, les gendarmes interpellent trois suspects. Quatre autres hommes l’ont été par la suite, dans le cadre de la poursuite des investigations. Tous ont été placés en garde à vue. L’enquête, dirigée par la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris, a été confiée à la Direction générale de la Gendarmerie nationale. Les gendarmes de la section de recherches de Paris sont à la manœuvre.
Laurent Nuñez a félicité les gendarmes pour leur action. D’autant que cette affaire, fait « suite à une longue série d’interpellations dans d’autres dossiers menés dans le milieu des cryptomonnaies », a rappelé le ministre. La procureure de Paris Laure Beccuau a pour sa part salué « l’engagement et la coordination particulièrement efficace des services de gendarmerie et des magistrats mobilisés sans discontinuer ».
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