Alors que la communication est partout, à quoi peut donc encore servir un titre de presse comme L’Essor de la Gendarmerie ? La question nous est souvent posée.
Disons-le d’emblée, notre journal n’est pas celui de Direction générale. Ce n’est pas une critique, ni un regret. Seulement un état de fait. La communication institutionnelle a ses règles, ses contraintes, ses légitimités. Elle parle au nom de l’Arme. Nous, nous parlons de l’Arme. Ce n’est pas la même chose. C’est précisément dans cette différence que s’incarne notre utilité.
Un titre mais trois utilités
Vis-à-vis du public profane d’abord. Quand un citoyen veut comprendre le rôle
et le métier d’un gendarme, ce que pèse la contrainte opérationnelle, ce que signifie servir dans une institution militaire au xxie siècle, il ne trouvera pas la réponse dans un communiqué. Mais tout au long des pages que vous tenez entre vos mains, et chaque jour sur notre site web. Défendre l’image de la Gendarmerie, c’est aussi lui restituer toute sa complexité.
Au sein de l’écosystème gendarmique ensuite. Une presse indépendante permet la circulation du savoir professionnel. Elle documente les bonnes pratiques, questionne les doctrines, contribue à la formation des hommes du rang comme des cadres. Mettre en exergue le travail bien fait lui permet d’infuser.
Il existe enfin un troisième enjeu, lié à la persistance d’une presse indépendante spécialisée. Un enjeu moins visible, mais sans doute plus décisif. Une institution qui ne se scrute qu’au travers de ses propres miroirs finit par ne plus voir ce qu’elle est devenue. Les questions humaines, les enjeux de moyens, les tensions doctrinales, les fractures sociétales, les dérives parfois… Quelques-uns doivent les nommer.
Pas pour fragiliser l’Arme. Mais pour la préserver.
A L’Essor, cette conviction est ancienne. Elle est aussi vieille qu’un journal vieux de 90 ans.
Elle tient en une formule simple : il ne peut pas y avoir de bienveillance sans exigence.









