<i class='fa fa-lock' aria-hidden='true'></i> 14-Juillet : qui sont les gendarmes qui défilent cette année

Photo : Pour la première fois de son existence, l'Unité nationale de police judiciaire (UNPJ) de la Gendarmerie nationale va défiler sur les Champs-Élysées à l'occasion de l'édition 2026 du défilé militaire du 14-Juillet. (Photo: UNPJ/Gendarmerie)

13 juillet 2026 | Vie des personnels

Temps de lecture : 7 minutes

14-Juillet : qui sont les gendarmes qui défilent cette année

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L'édition 2026 du défilé militaire du 14-Juillet s'annonce comme l'une des plus importantes en terme de personnels et de moyens défilants. Force armée de sécurité intérieure, la Gendarmerie y tiendra comme chaque année une place de choix.

Ce 14 juillet 2026, près de 900 gendarmes vont défiler à Paris à l’occasion du défilé militaire de la Fête nationale. Mais l’implication des gendarmes commencera avant même le début de la parade sur les Champs-Élysées. Des motocyclistes de la Garde républicaine, chargés de l’escorte présidentielle, encadreront le véhicule du président de la République dès sa sortie du Palais de l’Elysée, jusqu’à l’approche de la Place de l’Etoile.

Revue des troupes avant le départ du défilé du 14-Juillet

Dans son rôle de chef des armées, le Emmanuel Macron montrera tout d’abord dans la célèbre « command car », un Véhicule léger de reconnaissance et d’appui (VLRA). Il sera accompagné du Chef d’état-major des Armées (Cema), général d’armée aérienne Fabien Mandon, et de son aide de camp. Ensemble, il effectuera la revue des troupes à partir de la Place de l’Etoile, autour de l’Arc de Triomphe. Un deuxième VLRA suivra, avec à son bord le général Loïc Mizon, Gouverneur militaire de Paris (GMP), son aide de camp et son porte-fanion.

Ces deux véhicules militaires sont pilotés par des gendarmes du Groupement blindé de gendarmerie mobile (GBGM) de Satory. Ils descendront ensuite l’Avenue des Champs-Elysées en direction de Place de la Concorde, escorté par les cavaliers de la Garde républicaine.

Les honneurs

Arrivé au bas de l’avenue, le président descend du VLRA. Accueilli par les autorités militaires et civiles, il va tout d’abord saluer les chefs d’état-major des trois armées ainsi que le directeur général de la Gendarmerie nationale, le général d’armée Hubert Bonneau. Il se dirige ensuite vers le drapeau tricolore des 1er et 2e régiments d’Infanterie de la Garde républicaine, accompagné par la Musique de la Garde républicaine.

Après avoir passé en revue les détachements d’honneur de ces deux régiments de la Garde républicaine et reçu le salut du colonel Richard Héliot, commandant le 1er RI, Emmanuel Macron rejoindra la tribune présidentielle pour y prendre place afin de suivre le défilé aux côtés des différentes autorités et des invités officiels.

Défilé des avions et troupes à l’honneur

Une fois le Président installé, le top départ est donné au premier volet de ce défilé. Il s’agit du défilé des avions. Une parade aérienne ouverte comme à l’accoutumée par le passage de la Patrouille de France et de ses célèbres fumigènes aux couleurs du drapeau français. La thématique retenue cette année pour cette première partie du défilé aérien est: «Le ciel pour champ de bataille». Elle verra 90 avions français défiler, accompagnés cette année de huit avions étrangers (deux britanniques, quatre allemands, deux ukrainiens, un grec et un suédois).

Au sol, les premières troupes à pied arriveront à l’issue des différents tableaux du défilé des avions. En tête, les troupes mises à l’honneur, avec les forces des pays partenaires engagés dans la « Coalition des volontaires » visant à fournir un soutien à l’Ukraine une fois le cesser le feu obtenu et durable. Les troupes françaises engagées dans la mission de réassurance du flanc Est de l’Europe suivront cette évocation.

Lire aussi : Fête nationale : Déploiement parisien massif des FDO, en particulier les gendarmes mobiles, pour les 13 et 14 juillet

La rondache que portera l'ensemble des défilants à l'occasion de l'édition 2026 du défilé militaire du 14-Juillet. (Photo: LP/L'Essor)

La rondache que portera l’ensemble des défilants à l’occasion de l’édition 2026 du défilé militaire du 14-Juillet. (Photo: LP/L’Essor)

Défilé à pied

Le traditionnel défilé des troupes à pied s’ensuivra, emmené par les écoles militaires.

Les élèves-officiers et leurs encadrants de l’Académie militaire de la Gendarmerie nationale (AMGN) seront en seconde position, juste derrière l’Ecole polytechnique. L’AGMGN est nouveau nom, depuis septembre 2024, de l’École des officiers de la Gendarmerie nationale (EOGN) implantée à Melun. Ils seront 160 futurs officiers de l’Arme à défiler. Notamment les élèves de la 132e promotion « Omnès ». À leur tête, le colonel Rodolphe Vinet, commandant le 1er groupement d’instruction de l’AMGN.

Dix blocs plus loin, une autre école de gendarmerie défilera. Celle de Montluçon. Plus grande école de formation de l’Arme, avec 11 compagnies d’instruction, elle forme chaque année près de 2.000 militaires de la Gendarmerie. Les deux-tiers sont des sous-officiers. Les autres, des gendarmes adjoints volontaires. De plus, l’école de Montluçon fête ses 50 ans en 2026. Depuis sa création en 1976, elle a ainsi formé plus de 60.000 militaires. Le général de brigade Michael Di Meo, commandant de l’école, sera à la tête de ce bloc de 109 gendarmes défilants. Avec des futurs sous-officiers principalement issus de la 455e promotion d’élèves-gendarmes actuellement en formation.

Les gendarmes en tête des unités opérationnelles

Après le tableau des écoles militaires, place à celui des forces opérationnelles. Comme toujours en tête, la Gendarmerie, « force armée de la défense territoriale » ouvrira le bal.

Première unité à défiler – après avoir rendu les honneurs au chef de l’Etat en début de cérémonie –, le 1er régiment d’Infanterie de la Garde républicaine (1er RI). Une unité en charge de la sécurité du Palais de l’Elysée et de la présidence de la République. Outre ses compagnies de sécurité et d’honneur, il comprend aussi l’escadron motocycliste et la Musique de la Garde républicaine. À la tête du détachement de 59 gendarmes, le colonel Richard Héliot, patron du régiment.

Immédiatement après, on retrouvera le 2e régiment d’infanterie de la Garde républicaine (2e RI). Seule force armée habilitée à pénétrer dans les enceintes parlementaires, le 2e RI assure notamment la protection de l’Assemblée nationale et du Sénat. Il se compose de cinq compagnies de sécurité et d’honneur. Mais aussi d’un peloton de gendarmes adjoints volontaires et de deux compagnies de réservistes. À la tête du détachement, lui aussi composé de 59 gendarmes, le colonel David Neto, commandant le 2e RI.

Grande première pour l’UNPJ au 14-Juillet

Une nouvelle venue arrive en troisième place de ce tableau dédié aux unités opérationnelles. L’Unité nationale de police judiciaire (UNPJ) de la Gendarmerie nationale défilera cette année pour la première fois.

Créée le 1er septembre 2025, à la suite de la transformation du Pôle judiciaire de la Gendarmerie, l’UNPJ regroupe les principales unités judiciaires de l’Arme disposant d’une compétence nationale:

  • l’Institut de recherche criminelles de la Gendarmerie (IRCGN),
  • l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et la santé publique (Oclaesp),
  • l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine (OCLCH),
  • l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI),
  • l’Office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI),
  • le Service central de renseignement criminel (SCRC),
  • l’Unité nationale cyber (UNCyber),
  • et l’Unité nationale d’investigation (UNI).

L’UNPJ est principalement orientée vers la lutte contre la criminalité organisée. Elle intervient également dans les affaires criminelles et judiciaires nécessitant un haut niveau d’expertise et de compétence techniques.

Le général de brigade Hervé Pétry défilera en tête de ce bloc de 76 gendarmes issus des différentes entités de l’UNPJ.

Bien plus loin, après les unités opérationnelles des armées de Terre, de l’Air et de l’Espace et de la Marine, huit gendarmes de l’Armement accompagneront les défilants de la Direction générale de l’Armement (DGA). Une présence méritée pour les militaires de cette gendarmerie spécialisée placée pour emploi auprès de la DGA.

Entreprises engagées et réservistes à l’honneur

Une fois les composantes d’actives passées, la part belle sera faite aux réservistes opérationnels des forces armées, de sécurité intérieure et de sécurité civile. Mais aussi aux entreprises qui emploient ces réservistes et qui favorisent l’accomplissement de leurs missions.

Première d’entre elles, la SNCF regroupe près de 1.500 réservistes opérationnels, dont une grande majorité de gendarmes de réserves. Le détachement de réservistes du Groupe SNCF défilera ainsi pour la deuxième fois un 14-Juillet. Le colonel(R) Franck Bertin, référent Garde nationale du Groupe SNCF, défilera en tête de ce bloc de 107 réservistes venus de toute la France et servant dans la Gendarmerie, les trois armées et au sein du Service de l’énergie opérationnelle (SEO).

Juste derrière, un second bloc mettra à l’honneur une autre entreprise employeuse de réservistes. Ou plutôt plusieurs entreprises. Fédérées au sein du Groupement des réservistes des entreprises de l’aéronautique, de la défense et du spatial (GREADS). Celui-ci regroupe 250 réservistes opérationnels employés des industriels Airbus, MBDA et ArianeGroup. Dont également un grand nombre de réservistes engagés auprès de la Gendarmerie. Le GREADS s’est également ouvert récemment aux réservistes de la Police nationale et aux sapeurs-pompiers volontaires. Le colonel(R) Gilles de Labareyre, président du comité de pilotage du GREADS, défilera à la tête de ce détachement de 107 réservistes.

À la suite, les détachements des unités des autres ministères régaliens suivront avec entre autres, ceux de la Police nationale, des sapeurs-pompiers et des Douanes. Avant une fermeture de la marche par la Légion étrangère, avec sa propre musique et leur pas plus lent.

Un défilé mixte des unités motorisées et des hélicoptères

Après la partie pédestre, avec un nombre record de 6 686 défilants, une superposition inédite dans les airs et au sol suivra. Cette partie mêlera à la fois la seconde partie du défilé aérien, avec les hélicoptères, et le défilé motorisé.

Parmi les 30 hélicoptères défilants, on trouvera trois appareils des Forces aériennes de la Gendarmerie nationale (FAGN) : un H145 D3 en tête, puis un EC145 et un EC135. Il faudra encore attendre un peu avant de voir voler un H160 bleu, le nouvel appareil que vont bientôt recevoir les FAGN. Les premiers exemplaires sont pour le moment entre les mains de la DGA à Istres. Le vol d’un H160 du centre d’essai en vol de la DGA donnera toutefois un avant goût.

Du côté des quelques 299 véhicules défilants, 98 seront des motos. Avec notamment 33 gendarmes motocyclistes du Centre national de formation au contrôle des flux (CNFCF) – nouveau nom du Centre national de formation à la sécurité routière (CNFSR) implanté à Fontainebleau. Il s’agit d’officiers et de sous-officiers, dont 21 instructeurs du Centre et les 12 stagiaires s’étant classés parmi les meilleurs des trois formations initiales de l’année écoulée. À leur tête, le lieutenant-colonel Renaud Benne, commandant le CNFCF.

Ils seront suivis de motocyclistes de la Police (39 motos des Compagnies républicaines de sécurité, de la Direction nationale de la sécurité publique et de la Préfecture de Police, dont la Brav-M) ainsi que des Douanes (26 motos de l’Ecole nationale des Douanes).

Blindés et chevaux

Mais les motards de la Gendarmerie ne seront pas les seuls représentants de l’Arme à défiler à bord de véhicules. 32 gendarmes mobiles du Groupement blindé (GBGM) de Satory défileront également à bord de 11 blindés « Centaure », le nouveau « véhicule d’intervention polyvalent » dont la Gendarmerie a reçu 90 exemplaires. À leur tête, le général de brigade Éric Lebas, patron du GBGM. C’est la seconde fois que les Centaures défilent à Paris à l’occasion du 14-Juillet.

Lire aussi : Onze blindés Centaure de la Gendarmerie vont défiler pour le 14-Juillet (archive 2025)

193 cavaliers et chevaux du régiment de cavalerie de la Garde républicaine clôtureront le défilé avec la Fanfare de cavalerie. La colonelle Marie-Audrey Leheup, qui commande le régiment de cavalerie, défilera en tête.

Des cadets pour l’animation finale

Enfin, le tableau de l’animation finale rendra hommage aux 400 ans de la Marine nationale et mettra en valeur les drapeaux des pays invités. Outre des prestations artistiques, ce tableau final mettre aussi à l’honneur la jeunesse qui s’engage avec notamment des cadets de la Gendarmerie nationale.

Lire aussi : Plus de 700 gendarmes au défilé du 14-Juillet sur les Champs-Élysées (archive 2025)

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