Ardennes : 80 gendarmes mobilisés dont le GIGN pour interpellé un forcené armé

Photo : Une colonne d'assaut du GIGN, devant son véhicule blindé Sherpa, lors d'une démonstration au Salon EuroSatory, en 2022. (Photo: Domenjod/WikimediaCommons)

22 mai 2026 | Opérationnel

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Ardennes : 80 gendarmes mobilisés dont le GIGN pour interpellé un forcené armé

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Un important dispositif de 80 gendarmes a été mis en place jeudi 21 mai 2026 au soir à Warcq, dans les Ardennes pour un homme armé en fuite, puis retranché. Le GIGN a procédés place à son interpellation. Une enquête a été ouverte pour apologie publique d'acte de terrorisme et menaces de mort aggravées.

GIGN, AGIGN, PSPG, PSIG et gendarmes de brigades étaient présents ce jeudi 21 mai 2026 dans un village des Ardennes pour arrêté un forcené armé en fuite.

Il est 17h dans cette petite commune quand les premiers gendarmes départementaux sont dépêchés à Warcq. Un individu qui a menacé l’une de ses amies avec une arme est en fuite dans le centre-ville. Rapidement, les abords du petit village sont bouclés.

Un groupe périscolaire à proximité est évacué et cinq enfants sont mis en sécurité. La Gendarmerie y installe son centre de commandement.

Quatre heures pour une interpellation

Toujours en fuite, l’homme d’une quarantaine d’années se retranche dans une habitation vide près de l’église du village. Le GIGN intervient et interpelle l’individu. Le dispositif a été levé vers 21 heures et une enquête a été ouverte pour apologie publique d’acte de terrorisme et menaces de mort aggravées. C’est la Brigade de recherches (BR) de Sedan qui est en charge des investigations.

Magali Josse, procureure de la République a précisé « qu‘à aucun moment l’homme interpellé n’a exhibé d’arme sur la voie publique ». De plus, selon le maire de Warcq, Jean-Luc Flahaut, l’homme est un habitant de la commune.

Dispositif de grande envergure

La procureure de la République mentionne une « mobilisation collective ». Un nombre important d’unités de gendarmerie a pris part à cette opération. 80 gendarmes ont été mobilisés. D’abord ceux de la Brigade territoriale autonome (BTA) de Nouzonville, mais aussi  l’escadron de contrôle des flux des Ardennes ainsi que le Peloton de surveillanc. Sans oublier le PSIG de Sedan. Primo-intervenants, ils ont joué leur rôle de « niveau élémentaire » d’intervention.

Le Peloton spécialisé de protection de la Gendarmerie (PSPG) de Chooz a également été mobilisé. Ces militaires sont habituellement affectés à la protection des sites nucléaires mais, faisant partie d’une unité d’intervention de « niveau intermédiaire », ils sont régulièrement appelés sur des opérations comme les interpellations domiciliaires. Le peloton d’intervention de la Gendarmerie Mobile et de la Garde Républicaine partagent d’ailleurs sont d’ailleurs positionnés au même niveau opérationnel.

Enfin, l’antenne GIGN de Reims ainsi que le GIGN « central » (unités de niveau « intervention spécialisée ») étaient aussi sur place, permettant l’interpellation de l’individu.

Le commissariat de Charleville-Mézières, la police municipale ainsi que les pompiers des Ardennes ont également « permis la réussite de cette opération », termine la procureure.

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