<i class='fa fa-lock' aria-hidden='true'></i> Landes : une jeune gendarme tire sur un homme violent armé d’un couteau

Photo : Les gendarmes sont formés à l'usage des armes des le début de leur scolarité en école de gendarmerie. (Photo d'illustration: EG Chateaulin)

24 avril 2026 | Opérationnel

Temps de lecture : 2 minutes

Landes : une jeune gendarme tire sur un homme violent armé d’un couteau

par | Opérationnel

Menacée par un homme armé d'un couteau, après un premier tir de Taser sans effet, la jeune gendarme n'a eu d'autre choix que de procéder à un tir avec son arme de service, blessant son agresseur sans le tuer.

Face à un individu menaçant armé d’un couteau, l’issue aurait pu être fatale. Mais la réactivité d’une gendarme des Landes, contrainte d’ouvrir le feu, a sans doute permis d’éviter le pire. D’autant que le tir n’a fait que blesser l’agresseur.

Samedi 18 avril 2026, en fin d’après-midi, les gendarmes sont appelés à Pouydesseaux, dans le nord des Landes, pour des faits de violences intrafamiliales (VIF).

Tir d’arme à feu après un tir de Taser inefficace

Le signalement reçu rapporte qu’un jeune homme aurait « porté des coups à sa mère », précise la procureure de la République de Mont-de-Marsan, Alexa Dubourg. À leur arrivée sur place, rapportent nos confrères de Sud-Ouest, les gendarmes veulent procéder à l’interpellation du suspect. Mais il ne coopère pas. Il continue d’être menaçant, cette fois envers les intervenants. Les militaires de la communauté de brigades de Villeneuve-de-Marsan – Gabarret font alors « usage d’un pistolet à impulsion électrique (Taser) pour maîtriser l’individu suspect ». Ce tir reste néanmoins inefficace.

L’homme, âgé de 26 ans, aurait alors réussi à fuir vers le domicile familial, poursuivi par les militaires. Là, il se serait emparé d’un couteau de cuisine. « Selon les premières déclarations, il aurait alors foncé (avec son couteau) en direction (d’une) militaire de la Gendarmerie », retrace la procureure. Sans toutefois parvenir à blesser la gendarme, âgée de 22 ans. Celle-ci a pu faire à temps usage de son arme de service.

Récidiviste défavorablement connu

Atteint par le projectile au niveau de la cuisse, il a ensuite pu être interpellé par les gendarmes qui lui ont alors prodigué les premiers soins avant l’arrivée des secours. Transporté à l’hôpital sans que son pronostic vital soit engagé, il a reçu les soins médicaux nécessaires. Les militaires l’ont ensuite placé en garde à vue. Présenté à un magistrat, il sera jugé le 12 juin 2026 par le tribunal correctionnel. En attendant, la justice a décidé de son placement en détention provisoire.

De fait, l’homme n’en est pas à son coup d’essai. Il est défavorablement connu par les services de police et la Justice. Selon la procureure de la République, il a déjà fait l’objet de plusieurs condamnations pour des «atteintes aux personnes commises à l’encontre de personnes dépositaires de l’autorité publique». L’acte d’accusation de l’audience à venir est d’ailleurs impressionnant. Il mentionne selon la procureure au moins six chefs d’inculpation, tous en état de récidive. « Il est poursuivi des chefs de destruction du bien d’autrui en récidive, violences sur ascendant en récidive, violences sur mineurs de 15 ans en récidive, outrages sur dépositaire de l’autorité publique en récidive, violences sur dépositaire de l’autorité publique en récidive et violences sur des militaires de la gendarmerie nationale avec arme en récidive. »

Deux enquêtes ouvertes

L’intervention mouvementée du 18 avril a donné lieu à l’ouverture de deux enquêtes distinctes. La première vise l’homme. Confiée à la brigade de recherches de Mont-de-Marsan, elle porte sur les «violences sur ascendant» et la «tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique».

La seconde enquête ouverte concerne l’action de la gendarme. Ce sont les gendarmes de la section de recherches de Pau qui en ont la charge. Comme en pareille situation, les investigations portent sur les «violences avec arme par dépositaire de l’autorité publique». Toutefois, selon Ici Gascogne, les premiers éléments semblent confirmer que la gendarme a agi en état de légitime défense. L’enquête la concernant a donc vocation à être classée sans suite.

Lire aussi : Tir mortel en Guadeloupe : un gendarme placé sous contrôle judiciaire

La question du mois

Dépression, burn-out, risque de suicide: le mal-être des personnels est-il correctement pris en charge par la Gendarmerie ?

La Lettre Conflits

La newsletter de l’Essor de la Gendarmerie

Voir aussi