Il est 19h en ce dimanche 12 avril 2026 à Le Moule, à l’est de l’île de la Grande-Terre en Guadeloupe. Les militaires de la Gendarmerie interviennent face à un homme armé d’un couteau. L’un des gendarmes use de son pistolet à impulsion électrique (PIE) pour essayer de stopper l’individu menaçant.
Celui-ci ne recule pas et essaie de s’en prendre aux forces de l’ordre selon les médias locaux. Un autre gendarme fait alors usage de son arme à trois reprises. Pris en charge par les secours, l’individu est décédé peu de temps après selon la 1ère Guadeloupe.
La Gendarmerie et l’usage des armes
La procureure adjointe Alexandra Onfray a déclaré qu’un « magistrat du parquet (Pointe-à-Pitre) et la section de recherches » procèdaient « aux premières constatations ». L’enquête a été confiée à la section de recherches de Pointe-à-Pitre. Le gendarme a été désarmé et placé en garde à vue, procédure systématique après un usage des armes.
Selon les derniers chiffres communiqués par l’IGGN, l’Inspection générale de la gendarmerie nationale, en 2024, douze personnes ont été tuées par un tir mortel durant une intervention de gendarmerie. C’est moins qu’en 2023, avec treize cas précise Le Monde dont deux en outre-mer. Selon nos chiffres, le rapport de l’IGGN n’étant pas encore disponible, au moins six tirs mortels ont été enregistrés en 2025 et trois en 2026.
De nouveau en 2024, les violences avec armes dirigées contre les gendarmes s’élevaient à plus de 4 500 selon le même rapport de l’IGGN. Un quart de ces aggressions impliquaient des armes à feu.
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