Chiens, lapins, pigeons… Plus de 800 animaux survivaient dans l’insalubrité la plus totale.
Dans une opération conjointe avec la Direction départementale de protection des populations (DDPP) et la Société protectrice des animaux (SPA), les gendarmes du Luc-en-Provence ont démantelé, le 19 mars 2026, un élevage illégal de grande envergure. Les militaires ont sauvé 823 animaux libèrent 823 animaux : 237 chiens, 268 lapins, 267 pigeons, 5 chèvres, 2 cochons, 9 pintades, 12 poules et coqs ainsi que 19 perruches. La lutte contre la maltraitance animale et l’élevage illégal est quotidienne pour gendarmes et policiers.
L’affaire démarre le 2 février 2026. La DDPP effectue alors une inspection dans un élevage canin, dirigé par un couple et située à Flassans-sur-Issole. De nombreux vétérinaires, acheteurs et associations avaient émis des signalements. Ceux-ci faisaient état de troubles du comportement chez les chiots et d’une « activité d’élevage canin non déclarée ». Lors du contrôle, les agents constatent des conditions insalubres « souvent chargées d’excréments, encombrées, dépourvues de lumière naturelle et de ventilation ». La quantité de nourriture n’était pas suffisante pour le nombre d’animaux présents et aucun suivi sanitaire n’avait été dressé. L’opération de sauvetage a nécessité d’importants moyens logistiques. Les gendarmes ont réparti les animaux dans différentes associations de protection un peu partout en France.
Finances non déclarées
L’enquête, menée par la Gendarmerie avec l’aide du DDPP, sous autorité du parquet de Draguignan, met en lumière une autre infraction. En effet, les gendarmes découvrent un flux non déclaré de plus 200 000 euros entre 2020 et 2026 sur les comptes bancaires du couple mis en cause. La justice l’a entendu en fin de semaine en audition libre et devrait faire l’objet de poursuites.
Cette intervention s’inscrit dans un cadre de coopération renforcée entre l’État et les acteurs de la protection animale. Signée le 27 janvier 2023, une convention entre les ministères de l’Intérieur, de l’Agriculture et la SPA vise à renforcer la prévention et la répression de ces actes. Elle prévoit, en somme, la mise en place d’un réseau de référents dans les commissariats et les brigades de gendarmerie. Près de 4 500 policiers et gendarmes ont déjà été formés aux situations de maltraitance animale.
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