Le Journal officiel publie ce jeudi 19 mars 2026, un décret suspendant pour trois ans de sa décoration dans l’ordre de la Légion d’honneur, Régine Engström, 61 ans.
En octobre 2023, la justice avait condamné cette haute fonctionnaire à 25.000 euros d’amende. Une peine également assortie d’une interdiction d’exercer une fonction publique d’un an avec sursis. Trois ans auparavant, elle avait été visée par une enquête pour prise illégale d’intérêts. Elle occupait alors le poste de préfète du Loiret. Cette enquête avait pour cadre un projet immobilier sur le site d’une ancienne caserne à Montargis (Loiret). Les enquêteurs avaient perquisitionné la préfecture d’Orléans.
Régine Engström avait annoncé faire appel de sa condamnation. Avant toutefois d’y renoncer en novembre 2025. Un abandon du recours qui rend ainsi le jugement définitif.
Elle avait reçu la croix de chevalier de la Légion d’honneur en 2018.
Blâme, suspension et exclusion : les peines prévues par le code de la Légion d’honneur
Les chapitres I, II et III du titre V du code de la Légion d’honneur prévoient les modalités des peines disciplinaires qui peuvent être infligées à des titulaires de la plus prestigieuse décoration française. Elles interviennent principalement en cas de condamnation judiciaire ou de faute grave.
Ces peines vont du blâme à l’exclusion, en passant par la suspension. Elles dépendent du niveau de la condamnation. Une vingtaine de mesures disciplinaires sont prononcées chaque année en moyenne pour la Légion d’honneur, la Médaille militaire et l’ordre national du Mérite.
PMG
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