Un gendarme des Vosges tente de mettre fin à ses jours

Photo : Le gendarme serait affecté en région Grand Est, dans les Vosges. Selon nos informations, il s'agirait cependant d'un gendarme mobile. (Photo d'illustration: LP/L'Essor)

29 mai 2026 | Vie des personnels

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Un gendarme des Vosges tente de mettre fin à ses jours

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Le militaire, affecté dans les Vosges mais placé en arrêt maladie, a tenté de se tuer en se jetant d'un pont. Grièvement blessé, il a été hospitalisé dans un état critique.

Un gendarme du Grand Est de 39 ans a tenté de s’ôter la vie, mercredi 27 mai 2026. Selon nos informations, il pourrait s’agit d’un gendarme mobile appartenant à l’escadron 25/7 de Saint-Étienne-lès-Remiremont (Vosges).

D’après nos confrères de la radio locale Magnum, qui ont révélé l’information, c’est l’épouse du gendarme qui a donné l’alerte. L’homme, en arrêt maladie, venait en effet de lui annoncer vouloir se suicider. Mais les secours n’ont pas eu le temps d’intervenir. À leur arrivée sur place, le militaire s’était déjà dirigé vers un pont surplombant la route nationale 57. Sur une portion de la route située entre Charmes (Vosges) et Gripport (Meurthe-et-Moselle). Des négociateurs de Saint-Dié-des-Vosges et de Remiremont avaient même été appelés en renfort. Ils n’ont toutefois pas réussi à établir de communication avec la victime.

Malgré les tentatives de nouer le contact, le gendarme a sauté dans le vide. Un geste désespéré, commis sous le regard des intervenants, des secouristes et de son épouse, également présente sur place.

Des témoins en état de choc

Grièvement blessé, le militaire a été pris en charge par les secours, intervenus immédiatement. Hospitalisé dans un état critique, son pronostic vital reste engagé ce vendredi. L’épouse du gendarme, en état de choc, a elle aussi fait l’objet d’une prise en charge médicale.

Le parquet territorialement compétent a ouvert une enquête. Celle-ci vise à déterminer les circonstances du drame. La circulation sur la route nationale a dû être interrompue dans les deux sens de circulation, le temps de l’intervention des secours et des premiers actes d’enquête.

Face à cette intervention particulièrement bouleversante, les autorités ont décidé de la mise en place d’une cellule psychologique. Installée au sein de la caserne des pompiers de la commune voisine de Charmes. Elle est notamment destinée aux personnes ayant assisté au drame et aux opérations de secours.

Depuis le début de l’année 2026, selon les informations de L’Essor, au moins huit gendarmes auraient mis fin à leurs jours. Début mai, l’école de la gendarmerie de Montluçon annonçait le décès tragique d’un de ses instructeurs, un major de 49 ans.

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Crise suicidaire : qui appeler à l’aide?

Qu’ils soient en situation de souffrance ou témoins, les personnels civils et militaires de la Gendarmerie disposent de plusieurs points de contact. Ils peuvent tout d’abord prendre attache avec le réseau d’accompagnement psychologique de l’Institution. Il est composé d’une cinquantaine de psychologues cliniciens implantés en métropole et, depuis 2016, outre-mer. Un réseau qui se renforce et doit atteindre 85 psychologues d’ici 2027. (La Police nationale en compte actuellement plus de 120). Les médecins et spécialistes du Service de santé des armées (SSA) peuvent également les assister dans ces moments difficiles. Notamment via la ligne interne « Écoute Défense », disponible 24h/24. Ils peuvent par ailleurs se tourner vers les assistants sociaux des groupements, les aumôniers ou les représentants de la concertation qui jouent un rôle d’accompagnement et de lanceurs d’alerte. Enfin, le commandement, aux différents échelons hiérarchiques, peut aussi les aider.

Hors de l’Institution, outre les professionnels accessibles en milieux libéral ou hospitalier, différents dispositifs d’écoute existent en cas de crise suicidaire. À commencer par le numéro national de prévention du suicide (3114), accessible gratuitement 24h/24. Ou encore les associations qui proposent de l’écoute aux personnes en détresse psychologique, joignables en permanence, comme « Suicide écoute » (01 45 39 40 00) et SOS Amitiés (au 09.72.39.40.50 ou via un tchat en ligne). La majorité de ces dispositifs sont recensés par le ministère de la Santé. Des conseils et des contacts sont également présents sur le site du ministère, à destination des familles ou des proches endeuillés par un suicide.

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