Nouvelle déchéance de la nationalité française visant un franco-turc

Photo : La personne visée par cette mesure administrative perd sa nationalité française. (Photo d'illustration - LP/L'Essor)

19 décembre 2025 | Société

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Nouvelle déchéance de la nationalité française visant un franco-turc

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Un trentenaire franco-turc, né en Alsace, vient de se voir déchu de sa nationalité française, après avoir été condamné en 2018 pour faits de terrorisme.

Le Journal officiel de ce vendredi 19 décembre 2025 publie un décret, daté du 17 décembre 2025, qui déchoit ce trentenaire de sa nationalité française. Le texte précise que « sur l’avis conforme du Conseil d’Etat, est déchu de la nationalité française Alperen Can, né le 28 novembre 1995 à Wissembourg (Bas-Rhin)« . Les franco-turcs constituent le contingent le plus important, après celui des franco-marocains, des binationaux frappés par la déchéance de nationalité.

Selon Jean-Charles Brisard, président du Centre d’analyse du terrorisme (CAT), ce djihadiste franco-turc avait écopé le 12 juin 2018, au tribunal correctionnel de Paris, de neuf ans d’emprisonnement (deux tiers de sûreté). Il était accusé d’avoir d’avoir séjourné en Syrie en 2014 dans les rangs de Jabhat al Nosra, organisation terroriste djihadiste, à l’âge de 19 ans. Il avait ensuite tenté de s’y rendre de nouveau en 2016 avec deux autres hommes, depuis Wissembourg (Bas-Rhin). L’Alsace a abrité pendant les années 2000 et 2010, plusieurs filières de départ vers la Syrie ou l’Irak.

Dix-sept déchéances de la nationalité française depuis le début de l’année 2025

La déchéance de nationalité, publiée ce vendredi, porte donc à dix-sept le nombre de ces mesures administratives pour 2025. Celles-ci sont en baisse sensible par rapport à l’année 2024, qui reste une année record avec 41 déchéances (contre 32 au cours des neuf années précédentes, de 2015 à 2023). Depuis 2015, 90 déchéances de nationalité ont ainsi frappé des binationaux en France. Cinq ont visé des femmes (quatre en 2024 et une en 2023).

Les binationaux concernés par ces mesures, se voient déchus après des condamnations par la justice française. Les motifs de ces condamnations sont multiples. Participation à des attentats ou des tentatives d’attentat en France. Combats dans les rangs de l’Etat islamique ou d’Al-Qaïda, en Syrie ou en Irak. Tentatives pour rejoindre ces groupes terroristes, ou encore pour leur avoir apporté un soutien logistique et/ou financier.

PMG

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