Le procès d’un jeune routier qui avait tué un gendarme s’ouvrira en septembre 2026. En octobre 2022, le chauffeur avait percuté avec avec son 44 tonnes, cinq véhicules arrêtés sur le bas côté de l’autoroute A13, dans l’Eure, après une opération d’interception, tuant le militaire sur le coup et blessant sept autres personnes: quatre gendarmes, deux mis en causes dans un traffic de drogue et un agent autoroutier.
Origine du drame
Il est 2h50 du matin, dans la nuit du 25 octobre 2022. Les gendarmes du GIGN viennent d’intercepter un véhicule sur l’A13, lors d’une opération anti-drogue. Les gendarmes du groupe d’intervention remettent les trafiquants aux enquêteurs, tandis que l’évacuation du véhicule stoppé a lieu sur la bande d’arrêt d’urgence. Moins d’une heure après l’interpellation, un camion frigorifique de 44 tonnes vient percuter le dispositif encore présent sur sur la bande d’arrêt d’urgence. Le poids lourd projette le véhicule de balisage de la sécurité autoroutière sur près de 150 mètres, puis heurte plusieurs voitures, dont celle des gendarmes et des malfaiteurs.
L’accident tue sur le coup l’adjudant Jean-Christophe Bolloch, 47 ans, enquêteur de la section de recherches de Rennes. Il blesse également trois autres gendarmes, le patrouilleur autoroutier et les deux trafiquants interpellés. Malgré la violence du choc, tous – à l’exception du premier gendarme – survivent.
Jugé au tribunal correctionnel d’Évreux
Âgé de 21 ans au moment des faits, le jeune routier venait tout juste de se faire embaucher. Les tests d’alcoolémie et de stupéfiants n’avaient rien révélé. Le chauffeur avait respecté les rythmes horaires et les limitations de vitesses. Les enquêteurs envisagent la piste d’un endormissement ou d’un malaise. Lors de son audition, le chauffeur évoquait un « trou noir ».
Depuis l’accident, la justice a placé le chauffeur sous contrôle judiciaire. Il est mis en examen pour homicide involontaire et blessures involontaires.
Selon nos confrères de Paris Normandie, le procureur de la République d’Évreux, Rémi Coutin vient d’annoncer que l’information judiciaire est close. Le tribunal correctionnel d’Évreux jugera donc le routier en septembre 2026. Soit près de quatre ans après les faits.
En parallèle, la Direction générale de la Gendarmerie nationale (DGGN) avait ouvert une enquête interne. Elle a pour but de déterminer si le dispositif routier mis en place par les militaires était suffisamment sécurisé.










