Les gendarmes mobiles ont filmé ses violences et ses insultes pendant quatre heures et trente-neuf minutes mais l’homme, qui n’en a aucun souvenir, a refusé de regarder ces images lors de son procès en comparution immédiate.
Devant la salle des fêtes de Bure, un homme blessé
Tout a commencé samedi 2 mai peu avant minuit devant la salle des fêtes de Bure, dans la Meuse, où se trouvaient une cinquantaine de personnes. Alertés avec des sapeurs-pompiers pour une rixe, les gendarmes se sont retrouvés face à un homme de 26 ans, originaire de Saint-Dizier. Il a le visage tuméfié, une plaie au crâne et il est fortement alcoolisé. Mais celui qui semblait être une victime va « leur en faire voir de toutes les couleurs une bonne partie de la nuit », écrit L’Est Républicain, qui a assisté à l’audience.
Face à ses insultes et ses menaces de mort, les gendarmes décident de l’interpeller, recevant au passage coups et crachats. Menotté et conduit dans le véhicule des gendarmes, il persiste et frotte sa tête en sang contre la vitre et le siège. Les gendarmes doivent le plaquer au sol à l’hôpital avant de l’attacher sur un lit pour qu’il reçoive des soins.
Un black-out lié à l’alcool
Le prévenu a assuré n’avoir aucun souvenir suite à un « black-out » lié à sa forte consommation de whisky tout l’après-midi. Selon L’Est Républicain, le ministère public a salué « le parfait sang-froid des gendarmes » face à « un déversement de colère » d’un homme jugé « ingérable dans les mots et les actes ». Le parquet avait requis 14 mois de prison ferme assortis d’un mandat de dépôt.
Le tribunal a finalement prononcé une peine de 24 mois de prison, dont 10 mois avec sursis probatoire pendant deux ans, accompagnée d’une obligation de soins et de travail. L’homme qui compte déjà cinq mentions à son casier judiciaire dont des faits de violences conjugales, a rejoint la maison d’arrêt de Bar-le-Duc à l’issue de l’audience. Il devra également s’acquitter de 300 € d’amende pour la dégradation du véhicule des gendarmes.









