<i class='fa fa-lock' aria-hidden='true'></i> Démantèlement d’un groupe de délinquants itinérants des pays de l’Est

Photo : Un gendarme de l'Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI) lors d'une opération avec les forces de gendarmerie locales. (Photo d'illustration: F.G. /Gendarmerie)

15 mars 2026 | Opérationnel

Temps de lecture : 2 minutes

Démantèlement d’un groupe de délinquants itinérants des pays de l’Est

par | Opérationnel

Les gendarmes des transports aériens ont mis fin aux activités d'une ,bande de malfaiteurs de pays de l'Est, auteurs de 22 vols dans quatre régions.

Une enquête de  la Section de recherches des transports aériens (SRTA)  vient en effet d’aboutir  à l’interpellation de onze personnes soupçonnés d’avoir commis 22  vols dans quatre régions.  Le préjudice se monte à près d’un million d’euros, précise dimanche la Gendarmerie dans un communiqué.
L’enquête débute dans la nuit du 23 au 24 novembre 2025.  Les gendarmes constatent un vol par effraction commis sur un chantier situé sur l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. Les auteurs fracturent les dispositifs de fermeture et découpent le grillage périmétrique. Ils pénètrent alors en zone réservée avec leurs véhicules. Ils dérobent enfin du matériel électroportatif, des groupes électrogènes et des tourets de câbles de cuivre.

Equipe venue des pays de l’Est

Les investigations, menées par la SRTA et les unités du Groupement de gendarmerie des transports aériens – Nord (GGTAN), identifient une équipe. Celle-ci, composée de personnes des pays de l’Est, a commis 22 vols dans quatre régions. En  Île-de-France, dans les Hauts-de-France, en Normandie, dans le Centre et les Pays-de-la-Loire. Le 10 mars 2026, suite à un renseignement faisant état d’un projet de fuite vers leur pays d’origine, une opération judiciaire est déclenchée.

Les onze personnes, réparties dans trois véhicules, empruntaient alors des itinéraires différents. Les gendarmes les interpellent et les placent en garde à vue. Les perquisitions amènent à la découverte de cagoules, de gants et de numéraire. En outre, huit véhicules et plusieurs milliers d’euros sont saisis sur des comptes bancaires. Deux individus sont finalement laissés libres, les neuf autres présentés au parquet du tribunal judiciaire de Bobigny. Le 14 mars, les magistrats ont sept d’entre eux en détention et les deux autres ont fait l’objet d’un contrôle judiciaire.

Les deux avatars de la délinquance itinérante

La délinquance itinérante se définit comme une association de malfaiteurs qui s’enrichissent en recourant systématiquement au vol de biens ou à la fraude, sur un vaste territoire. En France, ce phénomène est bien connu de la Gendarmerie. Celle-ci a créé en 2004 l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI) pour enrayer ce phénomène criminel. Aujourd’hui  la délinquance itinérante se divise en deux catégories. La première provient de la communauté des gens du voyage française. La seconde émane de pays de l’Est : Roumanie, Géorgie, Lettonie, Moldavie. Les activités de la délinquance itinérante vont des vols de GPS sur les tracteurs, aux cambriolages dans les magasins d’outillage en passant par les vols de véhicules agricoles ou de bétail. Sans oublier les escroqueries à la fausse qualité, les cambriolages chez les particuliers où les vols de câbles de cuivre sur les installations de la SNCF ou sur les réseaux téléphoniques .

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