Opération franco-italo-helvétique contre un réseau international de narcotrafic et de blanchiment

Photo : Les enquêteurs français et italiens, lors d'une perquisition menée dans cette enquête contre le nacrotrafic. (Photo: Gendarmerie - BCom RG PACA)

26 février 2026 | Opérationnel

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Opération franco-italo-helvétique contre un réseau international de narcotrafic et de blanchiment

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Au terme de trois mois d'enquête, une opération internationale a permis de démanteler un réseau de narcotrafic.

Le procureur de la République de Marseille Nicolas Bessone détaille cette longue enquête contre le narcotrafic et le blanchiement dans un communiqué. Elle a abouti à l’arrestation de sept personnes et à la saisie de biens immobiliers de plus de 5 millions d’euros.

L’affaire débute en janvier 2023. Un renseignement suisse permet de lancer une enquête sur un Italien, ayant des intérêts financiers en Suisse et en France. Il est soupçonné de blanchir de l’argent à grande échelle au profit d’organisations mafieuses, comme la Camorra et la ‘Ndrangheta. Une équipe commune d’enquête se met alors en place entre la France, l’Italie et la Suisse. Europol, Eurojust et le réseau de coopération policière européenne «@ON» apportent leur soutien. En France, l’enquête était menée par la JIRS de Marseille et confiée à la section de recherches (SR) de Marseille.

Collaboration intense des autorités judiciaires et policières

Durant deux ans, magistrats (JIRS de Marseille, parquet anti mafia de Naples, ministère public de la Confédération en Suisse) et enquêteurs (SR de Marseille, carabiniers italiens, police fédérale Suisse, police fédérale belge) travaillent en collaboration. Les investigations révèlent alors l’existence d’une organisation internationale d’importation de cocaïne en provenance d’Amérique du Sud et de blanchiment de l’argent. L’enquête matérialise ensuite les transports de drogue dans des véhicules de luxe aménagés avec des caches sophistiquées.

Parallèlement, les investigations menées par la JIRS de Marseille et la SR de Marseille mettent au jour des biens immobiliers dans les Alpes Maritimes. Ces biens sont détenus par le principal suspect et sa compagne, d’origine monténégrine. Plusieurs sociétés françaises et étrangères, en lien financier suspect, avec des sociétés italiennes se voient mises en évidence.

Saisie de cocaïne sur le port d’Anvers

En novembre 2025, la douane belge saisit de la cocaïne en provenance d’Amérique latine sur le port d’Anvers. Elle permet alors d’établir des liens entre différents suspects, italiens et monténégrins, et diverses sociétés et sociétés-écrans destinées au blanchiment d’argent. La lessiveuse de l’argent sale tourne grâce à de fausses facturations et à des investissements immobiliers.

Les opérations ont nécessité le renfort du GIGN, aux côtés des enquêteurs français, suisses et italiens. (Photos: Gendarmerie - BCom RG PACA. Assemblage: L'Essor)

Les opérations ont nécessité le renfort du GIGN, aux côtés des enquêteurs français, suisses et italiens. (Photos: Gendarmerie – BCom RG PACA. Assemblage: L’Essor)

Opération commune le lundi 23 février 2026

Parmi les pays de l’équipe commune d’enquête, la France, l’Italie et la Suisse décident alors d’une opération commune le lundi 23 février 2026. La partie française mobilise plus de 60 gendarmes de la SR de Marseille, du GIGN et de l’unité nationale cyber. Il y a également des équipes cynophiles, et des militaires des compagnies de Cannes et de Hyères.

Quatre personnes se voient interpellées sur le territoire national. Les gendarmes saisissent plusieurs véhicules de luxe, des biens immobiliers estimés à plus de 5 millions d’euros, de la cryptomonnaie d’une valeur de 60.000 euros, et 26.000 euros en numéraire. En Italie, les carabiniers interpellent trois personnes sur mandats d’arrêts européens délivrés par la France.

PMG

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