Un nouveau suicide vient endeuiller l’Arme. Un gendarme de 51 ans s’est ôté la vie dans la matinée du samedi 25 avril 2026, à Roanne (Loire). Il semble avoir utilisé son arme de service. Le drame a eu lieu en pleine rue. Affecté à la brigade motorisée de Roanne, le militaire n’était pas en service au moment des faits.
« Les circonstances de découverte du corps sont compatibles avec un geste suicidaire », a précisé le procureur de la République de Roanne à nos confrères du Pays Roannais. Il confirme ainsi une information révélée par Le Progrès.
Rien n’a en revanche filtré sur les motivations qui auraient poussé le gendarme à commettre l’irréparable. Le groupement de gendarmerie de la Loire se refuse à tout commentaire par respect pour la famille du défunt.
Une tente blanche
Contrairement à ce qui est généralement observé, le drame se serait déroulé en pleine rue. Juste devant l’entrée d’une maison. Une enquête en recherche des causes de la mort a été ouverte indique le parquet. Les forces de police et de gendarmerie ont bouclé la petite rue résidentielle une partie de la journée afin de procéder aux premières investigations. Des techniciens en identification criminelle (TIC) ont dressé une tente blanche pour réaliser leurs constatations.
Selon les informations parvenues à L’Essor, il s’agirait du septième suicide d’un gendarme depuis le début de l’année 2026.
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Qui appeler à l’aide?
Qu’ils soient en situation de souffrance ou témoins, les personnels civils et militaires de la Gendarmerie disposent de plusieurs points de contact. Ils peuvent tout d’abord prendre attache avec le réseau d’accompagnement psychologique de l’Institution. Il est composé d’une cinquantaine de psychologues cliniciens implantés en métropole et, depuis 2016, outre-mer. Un réseau qui se renforce et doit atteindre 85 psychologues d’ici 2027. (La Police nationale en compte actuellement plus de 120). Les médecins et spécialistes du Service de santé des armées (SSA) peuvent également les assister dans ces moments difficiles, notamment via la ligne interne « Écoute Défense », disponible 24h/24. Ils peuvent par ailleurs se tourner vers les assistants sociaux des groupements, les aumôniers ou les représentants de la concertation qui jouent un rôle d’accompagnement et de lanceurs d’alerte. Enfin, le commandement, aux différents échelons hiérarchiques, peut aussi les aider.
Hors de l’Institution, outre les professionnels accessibles en milieux libéral ou hospitalier, différents dispositifs d’écoute existent en cas de crise suicidaire. À commencer par le numéro national de prévention du suicide (3114), accessible gratuitement 24h/24. Ou encore les associations qui proposent de l’écoute aux personnes en détresse psychologique, joignables en permanence, comme « Suicide écoute » (01 45 39 40 00) et SOS Amitiés (au 09.72.39.40.50 ou via un tchat en ligne). La majorité de ces dispositifs sont recensés par le ministère de la Santé. Des conseils et des contacts sont également présents sur le site du ministère, à destination des familles ou des proches endeuillés par un suicide.










