Guadeloupe : deux gendarmes mis en examen pour homicide involontaire durant un contrôle routier

Photo : Centre-ville de la commune de Deshaies en Guadeloupe - Crédits : Tournasol7 via Wikimédia Commons

1 septembre 2026 | Société

Temps de lecture : 2 minutes

Guadeloupe : deux gendarmes mis en examen pour homicide involontaire durant un contrôle routier

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Deux gendarmes ont été mis en examen pour homicide involontaire dans l’affaire Claude Jean-Pierre, décédé en 2020 après un contrôle routier en Guadeloupe.

Les deux militaires, qui étaient jusqu’alors placés sous le statut de témoins assistés, ont été entendus dans l’archipel après s’être déplacés depuis leurs nouvelles affectations, en dehors de la Guadeloupe.

Selon l’avocate de la famille de M. Claude Jean Pierre, la juge d’instruction « reconnaît qu’il existe aujourd’hui des indices graves ou concordants qui justifient leur mise en examen » (Guadeloupe 1ère).

Méthodes de contrôle

Nés respectivement en 1994 et 1968, les deux militaires avaient procédé au contrôle de Claude Jean-Pierre à la fin de l’année 2020 à Deshaies. Selon les éléments communiqués à l’époque par le parquet, le sexagénaire avait été arrêté pour « une conduite hésitante ». L’homme, décrit comme « alcoolisé », serait sorti de son véhicule en « résistant » avant de se retrouver au sol, inerte.

Transporté à l’hôpital, Claude Jean-Pierre est décédé quelques jours plus tard au CHU de Pointe-à-Pitre. Son décès avait rapidement suscité une vive émotion sur l’île, donné lieu à des rassemblements et à une forte mobilisation de ses proches. Une conférence de presse sera d’ailleurs prochainement organisée à la suite de la mise en examen des gendarmes selon un post instagram.

Vidéosurveillance

L’affaire avait pris une nouvelle dimension en 2021 après la diffusion partielle d’images de vidéosurveillance, alors couvertes par le secret de l’instruction. Sur ces images, on distingue les gendarmes extraire brusquement Claude Jean-Pierre de son véhicule, sa tête heurtant l’habitacle au cours de l’intervention. LeMédiaTV  avait peu après dévoilé l’ensemble des images, à ce jour toujours disponibles.

À l’époque, le parquet de Basse-Terre avait indiqué qu’aucun coup volontaire des gendarmes n’était visible sur les images. « L’objet du dossier est de vérifier que ce mode d’interpellation était le bon » avait alors déclaré le procureur Xavier Sicot.

L’enquête judiciaire s’était ensuite poursuivie pendant plusieurs années. En février 2023, le parquet avait requis un non-lieu, sans pour autant clore l’affaire.

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