L’enquête mettant en cause un gendarme des Deux-Sèvres pour avoir tué par balles Gabriel Bée vient d’être classée sans suite ce mardi 10 mars 2026. Dans la nuit du 20 au 21 mai 2025 à Augé, les gendarmes sont appelés pour un tapage nocturne.
C’est un voisin qui avait alerté la Gendarmerie. Sur place, les militaires se retrouvent face à un homme menaçant, armé d’une matraque télescopique. L’un d’eux fait usage de son arme en tirant deux cartouches, Gabriel B. succombe à ses blessures.
« L’intégrité physique du militaire » menacée
Selon la procureure de la République Sophie Lacote, « la vie ou l’intégrité physique du militaire était menacée par Gabriel B., alors armé d’une matraque télescopique ». Le parquet, qui a classé l’affaire sans suite, ajoute que l’acte du gendarme « a été considérée comme nécessaire et strictement proportionnée ».
La famille, qui « conteste le mode d’intervention » a porté plainte en se constituant partie civile. Celle-ci s’appuie sur une vidéo de l’intervention, d’une heure environ, filmée avec le portable de Gabriel B. La famille estime que « les gendarmes ont créé des conditions pas bonnes ». La patrouille serait arrivée « sans gyrophare ni sirène », procédure classique pour ce type d’intervention. Cependant, une fois arrivés, les gendarmes ne se seraient pas annoncés auprès de la victime. Celle-ci aurait eu peur d’une « intrusion » selon sa mère.
Le parquet de Niort a répondu en précisant que « les investigations ont été menées par l’Inspection générale de la gendarmerie nationale, service spécialisé, et que ces investigations ont évidemment été très poussées. Aussi, l’ensemble des vidéos à disposition ont été par conséquent exploitées ».
En 2024, 22 personnes étaient décédées à la suite d’une intervention liée à la Gendarmerie, selon l’IGGN.
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