Il est 19 heures en cette chaude soirée du samedi 20 juin quand une femme habitant à Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir) compose le 17. Elle informe alors l’opérateur du CORG (Centre d’opérations et de renseignement de la gendarmerie) que son mari, un retraité de 82 ans “était armé d’un fusil et de cartouches et qu’il était sorti de chez lui”.
Une patrouille de gendarmerie se dépêche sur place. Les militaires entament le dialogue avec l’homme « tout en progressant vers lui ». Mais celui-ci, fusil en main, fait feu à trois reprises en direction des gendarmes en blessant deux d’entre eux aux jambes. Les gendarmes répliquent et touchent vraisemblablement l’homme à la main avant qu’il ne se réfugie dans le sous-sol de sa maison selon Frédéric Chevallier, procureur de la République de Chartres. Les deux militaires blessés sont transportés à l’hôpital, leur pronostic vital n’était pas engagé.
Négociation du GIGN
Après les échanges de tirs, le GIGN se rend sur place pour négocier avec le forcené alors retranché chez lui. Vers 23 heures, l’homme se rend « sans difficultés » d’après le procureur. Le retraité est bien blessé à la main « avec présence d’un corps étranger » selon F. Chevallier sans préciser s’il s’agit bien d’un projectile tiré par l’arme de service d’un des gendarmes primo-intervenants.
Il est placé en garde à vue pour « tentative d’homicides volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique ». Il a également été transporté à l’hôpital du Mans pour sa blessure à la main. Ancien artisan de sa commune, il est à la retraite avec sa femme depuis une vingtaine d’années et n’était pas connu des services de police.
Selon un rapport de la Cour des comptes datant de mars 2026, « six à huit millions d’armes circulent actuellement en France ».
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