<i class='fa fa-lock' aria-hidden='true'></i> Trois anciens DGGN réagissent au non-lieu définitif pour les trois gendarmes dans la mort d’Adama Traoré

Photo : Assa Traoré, aux côtés de son avocat Me Yassine Bouzrou et de membres du collectif "justice pour Adama", lors d'une prise de parole devant le Tribunal judiciaire de Paris. (Photo: Archive L'Essor)

12 février 2026 | Vie des personnels

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Trois anciens DGGN réagissent au non-lieu définitif pour les trois gendarmes dans la mort d’Adama Traoré

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"Satisfaction", "soulagement", "immense joie" : trois anciens directeurs de la Gendarmerie (DGGN) ont réagi ce jeudi à la décision de la Cour de cassation dans l'affaire Adama Traoré.

Après dix ans de procédure, la Cour de cassation a donc confirmé le non-lIeu en faveur des trois gendarmes mis en cause dans la mort d’Adama Traoré, en juillet 2016. L’Essor a recueilli les réactions des trois anciens directeurs généraux de l’Arme qui ont eu à connaitre ce dossier.

« Les trois gendarmes sont totalement innocents »

Le général Denis Favier, qui a quitté le Gendarmerie deux mois après la mort d’Adama Traoré, exprime sa « satisfaction« . La décision de la Cour de cassation « conforte la communauté de la Gendarmerie dans l’idée que les trois gendarmes sont totalement innocents ».

« C’est un soulagement pour tous les gendarmes et surtout ces trois gendarmes », abonde le général Richard Lizurey, DGGN de 2016 à 2019. « Pendant ces dix ans de procédures, les trois gendarmes ont été vilipendés, menacés et leurs noms publiés », a-t-il dit. La décision de la Cour de cassation « atteste qu’ils ont bien fait leur métier ». Le général Lizurey conclut: « Nous devons protéger ceux qui nous protègent ».

« Nous étions confiants »

Le général Christian Rodriguez, DGGN de 2019 à septembre 2024, se dit « super heureux ». « C’est enfin terminé et nous étions confiants dans cette issue ». Pour lui, ces dix ans, ont en effet plongé les trois gendarmes dans « le stress et l’insécurité« . Il a qualifié « d’inhumaine » cette situation, « même si ils l’ont vécu avec beaucoup de courage ».

 Protection fonctionnelle

Pendant ces dix années de procédure, les trois gendarmes ont bénéficié de la protection fonctionnelle. C’est une obligation faite à l’État de protéger les gendarmes contre les attaques, menaces et mises en cause pénales subies à l’occasion ou du fait de leurs fonctions. À condition qu’aucune faute personnelle détachable du service ne puisse leur est imputable.

Pour les trois gendarmes, cette protection fonctionnelle a pris la forme d’une protection juridictionnelle. Soit la prise en charge des honoraires de leurs avocats et des frais liés à la procédure judiciaire.

PMG

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